lundi 31 décembre 2007

365.Un dernier pour la route

Plusieurs fois cette année j’ai dit qu’il y aurait 40 messages par mois et que j’arrêterais ce blog au chiffre 480. C’est raté. Voilà pourquoi je me venge (?) et finis sur le 365 traditionnel. C’est plus propre. Ce blog a encore de beaux jours devant lui, vu que j’ai plein de messages vides là-dessous qu’il faudra bien un jour ou l’autre remplir. Je ne suis pas tout à fait satisfait de l’ensemble de ces 365 messages, mais ça donne une bonne balise pour continuer ailleurs. Par exemple sur jimgalerie2 où vous pourrez désormais vous brancher (ah ben non, parce que en route le blog est parti dans les limbes du temps) afin de continuer à vivre mes aventures extraordinaires. Enfin, disons, c’est en 2008 que ça va commencer à être extraordinaire. Bien que ça le soit déjà. Je crois.

Aujourd’hui, je n’ai pas bougé un orteil hors de mon home, j’ai réussi à mettre en place l’histoire qui doit normalement commencer à apparaître là-dessous à partir de bientôt, c’est une bonne aventure. Elle va débuter du début et aller jusqu’à la fin. Je vais sans doute faire pareil pour le prochain blog, celui de 2008 (toujours non, mais vous en faites pas) afin qu’on puisse le lire dans l’ordre après, à partir du 1er janvier 2009. Je me demande s’il faut que j’organise ma vie comme un bon scénario, avec des accélérations et des ralentis, des chutes et des plofs, des boïngs et des yahaas ? Je veux bien essayer, il n’y a pas encore de caméras qui nous filment dans nos lieux de vie, enfin pas que je sache, alors je ne suis pas obligé d’être toujours bon. Non ?

samedi 29 décembre 2007

320.Quel temps fait-il dehors ?

J’ai l’impression de mieux soigner mes débuts de rhume et de faire plus attention à ma petite personne, comparé à l’an passé. Je mouche du bois (des copeaux). Dehors il fait beau, et le temps est au clair. J’observe les cieux d’un œil connaisseur, comme tout bon imbécile peu au fait des variations climatiques. Je me dis : « Tiens, il faut beau... ». L’aventure commence à pied. J’ai pourtant fait réparer ma roue arrière, mais je ne sais pas pourquoi, j’ai envie de marcher ces jours-ci. Peut-être est-ce parce que je viens de finir de lire la méthode du professeur Tran contre les agressions de blattes de plus de vingt kilogs. Une méthode abondamment illustrée qui donne confiance en soi à minuit devant une équipe des soudeurs de l’ombre, coincé au cinquième étage d’un immeuble en construction avec à sa gauche et à sa droite des colonnes de béton frais et derrière soi le vide.

Je vais aller fignoler ma bataille d’arbres, si j’arrive à me concentrer. L’année qui arrive risque d’être comme l’autre, pleine de rebondissements. Je me méfie plus que tout des rebondissements. C’est dangereux un rebondissement. Au cinéma c’est souvent plutôt bien maîtrisé, surtout dans le cinéma français. Un peu trop bien maîtrisé d’ailleurs. Un rebondissement français n’est pas toujours très rebondissant dans la fiction française. Mais dans la réalité, un rebondissement (j’aime bien écrire rebondissement) c’est toujours imprévu. Voilà pourquoi je m’en méfie. Ces jours ci je me méfie de tout. Je me méfie surtout de moi qui me méfie trop de tout. Ce qui donne de belles contradictions et d’adorables moments de remises en cause qui créent parfois des rebondissements cérébraux qui ne sont, hélas, pas visibles à l’œil nu. Mais j’y travaille.

vendredi 28 décembre 2007

319.Nos amis les bêtes

On me prête parfois un esprit rapide, et de nombreuses activités, c’est faux (je dis on me prête, c’est une façon de commencer mon paragraphe, parce que en fait je n’en sais rien du tout). On me prête de nombreuses facultés intellectuelles et un Q.I. très supérieur à la moyenne, c’est encore faux. Je suis une grosse bête, avec des yeux qui louchent et un cœur d’éponge. L’année 2007 m’a encore prouvé que je suis loin en dessous de la moyenne. Disons loin en dessous de la moyenne que je me donne. Souvent je voudrais être au dessus, c’est pourquoi je crois dans la fameuse valeur travail, mais quand je produis plus pour gagner plus, je me dis, au bout du compte, pour être au dessus de quoi ? La personnalité si on s’y penche un peu est un grand vide... Une belle construction tout de même, un échafaudage qui a de l’envergure, mais un échafaudage quand même, que l’on range après avoir ravalé la façade et le monument historique. Je suis quelqu’un qu’on promène en camion.

J’ai de la chance d’aimer les promenades. Il y a tellement d’imbéciles qui se croient supérieurs et pensent mener le chantier, que je suis bien heureux de rester sous une bâche en attendant qu’on me foule pour restaurer les chefs d’œuvres en périls. J’espère que vous suivez, avec vos pelles et vos clubs de golfs. Et comme c’est en plein dans le sujet du jour, je dois vous parler de ce livre épatant que le professeur m’a offert un soir d’ivresse, échevelé livide au milieu des tempêtes, en me donnant une accolade virile sur les épaules (j’ai deux épaules) attitude que je trouve assez déplaisante surtout quand je viens de boire un chocolat chaud au rhum. Sorcier, c’est son nom, et c’est vrai. Pas vraiment de magie, sinon celle de tous les jours, ce qui n’est déjà pas si mal. Ce n’est pas un livre à mettre entre toutes les mains car ça en parle beaucoup, mais nous sommes entre adultes, si jeune m’abuse ?

jeudi 27 décembre 2007

318.Arbres des morts, guirlandes de fêtes

Ressortir ou pas, dans la brume garonnienne pleine de détraqueurs Harry Pottiens, pour aller peindre un peu dans l’atelier béni, la suite des 100 images de fête, avant que l’année ne disparaisse et laisse la place à l’autre dans un concert de hurlements de joie ou de terreur. Ainsi passent les jours et la victoire approche... Déjà j’y habite, à la Victoire, quartier de passage, alors à force, je me suis habitué à me dire que c’est un signe (et peut-être même un signe du jardin public) une des bonnes cases de mon jeu d’esprit de l’oie... C’est vrai que passé 20h00, ces temps-ci, ressortir est une gageure (prononcer gage-hure, histoire d’un pari fou avec des sangliers). Il me faudrait un ami à aller voir pour ajouter au plaisir de peindre... Siestes. Je me couche sous les vivats, je me lève sous les bravos, l’auto congratulation dans La Quête est toujours importante, pour entretenir bonne humeur et processus créatif. J’ai ajouté des petites étoiles à mon sapin couché, n’y voyez pas la mort des fêtes mais de l’espoir pour la suite. Après on voit ce qu’on veut...

Je passe en vélo devant les Quinconces, hier, au retour d’une séance de cinéma Utopien de bonne facture (Joyeuses Funérailles de Franck Oz) vaudeville pas cher et bien léché, mais avec rebondissements classiques qui ne cassent pas trois pattes à un canard laqué, et je remarque, comme tout le monde, ces grands arbres enrubannés de lampes verdâtres. Le vert n’est pas super pour un décor de scène, il paraît que ça fait flipper les techniciens et que ça rend malade la jeune première. Après il y a une sorte de nénuphar qui pousse pour envahir tout son bustier et elle disparaît sous les applaudissements et les roses en créant une légende. Les arbres font plus train fantôme que printemps précoce, j’entends les gnomes de Mononoké cliqueter en agitant la tête pendant qu’on passe sous les ramages avec une flèche au cœur et un œil qui tourne. Ils ajoutent à la mauvaise ambiance, ces arbres, poids de cette ville qui coule et s’enfonce, fausse Venise en travaux perpétuels, prison à ciel ouvert où l’on rame dans la lenteur d’un hiver qu’on voudrait loin. Reprenez une part de cake.

mercredi 26 décembre 2007

317.Burp

Pendant que ma lessive se lessive toute seule à 90 degrés (y’a que comme ça que ça lave) mais en fait ça doit être du 60 sur les machines, j’en profite que mon riz cuit et que mon thé refroidit pour écrire un peu là. Hier je suis allé chez mon oncle Hobbit qui fait bien ses quatre repas par jour et qui pourtant donne l’impression d’avoir maigri, mais faudrait demander à sa femme. Les cousins tout ça, une fois par an, passages rapides, souvenirs fugaces... Chapon goutu et vins anciens. Un peu lourds à force, parce que trop nombreux, même si ça se fait, il paraît... J’ai évité la prune de 18h00 (qui fait des trous qui fument dans le sol en bois) la bière de 19h00 (même si j’étais motivé) et le ponche de 21h00 avec le vin de 22h00. J’ai eu de la chance qu’il restasse (...) un Efferalgan des familles dans l’armoire à pharmacie de la femme d’un de mes cousins, celui du foi gras en terrine. Armoire à pharmacie qui ferait peur au premier scout venu (j’ai même pas vu de seringue aspi venin !).

L’estomac remis, à peu prêt remis de cette épreuve calorifique du futur, du passé, bref, je suis retourné à l’atelier pour transformer ma bataille d’arbres commencée le matin, en sapin couché. Un sapin comme j’en ai vu peu. J’ai offert de la mort aux rats à Jamel (paix ait son âme, à moi sa console de jeu !) pour qu’il trucide ses souris de Noël qui ne chantent même pas de chansons avec une voix castrée d’ordinateur en ondulant dans les placards de la cuisine et en aidant le héros à retrouver : a.Sa femme ; b.Son chien ; c.La joie de vivre ; d.Sa mère (ça dépend de l'âge du héros). Pour ma mère à moi, je m’en passe depuis le déménagement de octobre où j’ai perdu quelques kilos et gagné quelques crises de nerfs en moins. Je me projette désormais dans la belle histoire des arbres qui se battent contre les hommes et qui, chose amusante, gagnent à la fin. Je vais pas faire une entrée avec ce film.

lundi 24 décembre 2007

316.L’ivraie

J’ai fini samedi le livret qui doit accompagner la prochaine série d’images de 100sachets2, le fameux prochain blougue où je vais mettre une nouvelle série d’images colorées. Il fait trente pages et il est tlès joli tlès dlôle, pas chel. Ces derniers jours je me suis de nouveau penché sur mon côté obscur de la Force, et j’ai survécu à une épreuve où il y avait des monstres aux dents de couteaux, des hommes pièges à loups et un gant de toilette. Je me remets de mes émotions en mangeant des nouilles au beurre et en cherchant vainement la bande-annonce du Harry Potter 6 qui doit sortir en décembre prochain. J’espère que la fin du monde attendra l’année d’après, non l’année d’après encore, que je puisse voir le 7 aussi. J’ai trouvé que l’adaptation au cinéma du livre de Philip Pullman : « Á la croisée des mondes : La boussole d’or » était pourrie. Même si le jeu des acteurs peut parfois prendre plus vite que de la colle super glue (Ah la tirade du chef des bohémiens, très actor studio !). Je pense aussi à la chère Nicole Kid qui fait très bien la jolie dame qui sous le vernis doucereux cache un vrai cœur de pierre avec des poils oranges dessus. Bien sûr pour ceux qui habitent à la campagne ça ne veut pas dire grand-chose.

About women, je repense à ce que j’ai écrit la dernière fois, vu que je suis en ce moment en pleine love story avec une barbare mondaine des steppes élevée dans un bac à huîtres du bassin d’Arcachon, et je voudrais ajouter ceci : « Je ne désire pas de femme au foyer ! ». Je répète :
« JE NE DÉSIRE PAS DE FEMME AU FOYER ! ». Deux fois. Ou alors avec le père Noël en train de brûler dans les bûches. Et cessez de m'envoyer des disques de Julio Iglesias. Á ce propos je vous déconseille de vous procurer par des voies plus que légales,
The Wicker Man (en penché pour faire plus peur) film de 1977 pas trop sous titré en français hélas, mais où l’on célèbre des cérémonies païennes comme on en fait moins avec un truc drôle à la fin. Je crois qu’il y a une version plus récente mais je ne l’ai pas vue. Comme je suis de garde avec les super héros de 2007, si jamais vous avez la télé, ou alors si vous avez un pote qui habite en haut de l’atelier et qui vous fait découvrir un max de séries débiles américaines en versions originales sous titrées et qu’au lieu de peindre des arbres en train d’arracher des têtes de chasseurs de marmottes vous passez cinq heures à mater la télévision en mangeant des cochonneries, allez donc voir ce lien : Yataaaaaaa !

jeudi 20 décembre 2007

315.Aujourd’hui madame

J’ai bien avancé mes cadres de dessins qui devaient être prêts pour le 14 dernier et qui sont plus beaux encore maintenant, comme vous avez déjà pu le constater dans le précédent message sur la photo d’entrée qui représente un arbre avec une colline dans un champ sur une butte (de face). Sauf que le cadrage de ma première image n’est pas super parce que je tenais l’appareil en hauteur du bout des bras et que je n’ai pas encore d’oeil télescopique pour regarder la petite fenêtre avec l’image de l’appareil. Ce que c’est que le progrès tout de même, avant on ratait les photos parce que on ne pouvait pas voir ce qu’on prenait, et là on rate aussi les photos mais on peut voir, c’est tout de même autre chose. Comme je pars à un rendez-vous d’affaire dans un café sérieux, je vais mettre les images dessous comme je sais faire pour que vous vous fassiez un jugement de l’ensemble, histoire de ne pas être obligé de vous déplacer de loin si jamais vous êtes loin. Alors voilà.

Après on voit pas très bien mais je les mettrais bien ici à un moment ou à un autre (plutôt un autre) et on verra mieux. Je n’ai pas vraiment fait que ça, j’ai aussi repassé une couche sur le grand écran blanc, et je suis allé à la Fnac où je n’ai rien acheté parce que j’avais pas envie de faire la queue et que les cadeaux de Noël c’est pas ma botte de foin. Et j’ai fait plein de petits trucs qui prennent du temps l’air de rien comme choisir des disques, essayer un autre disque parce que celui qu’on veut ne marche pas (c’est la chaîne du professeur qui fait des siennes des fois), s’asseoir pour réfléchir à ce que je vais faire de ma vie ou encore même, faire du thé. Plus que 256 jours de mission avant la gloire (en fait j’ai pas mon agenda sur moi alors je sais pas le chiffre exact, et sinon j'ai aussi décroché un des tableaux pour le refaire mieux, c'est celui en noir et blanc.).

314.Tempéré

Après faut le voir chez soi, hein... Le climat est important, l’équilibrage sans haine, sans chercher à nuire trop, sans user la corde du commerce ou utiliser les vieilles ficelles trop visibles d’une flagornerie jésuitique de mauvais aloi. Il est déjà 10h45 et je ne suis pas même pas encore allé prendre le premier thé de la journée. Les hamburgers me font le sommeil lourd. Depuis l’année passée, j’ai pas mal changé de voie, ou alors j’ai juste cadré l’essentiel, avec encore plein de connexions sympathiques dans mon système neuronal, bien sûr... Mon estime de moi oscille entre le mépris que j’ai de mes basses pensées misanthropiques (mais pas à l’égard des ours blancs mangeurs d’eskimos, pas les glaces, les hommes igloos !) et la joie d’être toujours aussi neuf malgré mon âge mental qui approche la soixantaine en cet hiver rude très rude.

Hier... Hier ce fut bon. Et j’ai vu que ce fut bon, que cela était bon si je veux pousser le bouchon en liège de la référence. Les Nuggets surtout. J’aime bien les Nuggets. Je suis sûr que les poulets qui ont servi à la réalisation de cette petite panade à croquer avec une sauce Curry ne sont pas vraiment authentiques, mais ce n’est pas grave. Je mange au MacDo une fois l’an pour une étude sociologique de la ruche humaine que je réserve aux rats après la fin du monde. Je vais très bien rassurez-vous, c’est vous qui interprétez là... Je vais aller mettre un pull et prendre mon thé, qui paraît-il ôte la toux, et me promener jusqu’à l’atelier en pensant à des tas de choses dont je suis bien incapable de dire lesquelles pour l’instant, mais il y aura à un moment donné un passage avec des nains bleus magiques qui dansent en rond et lalala schtroumpf lala. Promis. Et attention car un tramway peut en cacher un autre.

mercredi 19 décembre 2007

313.Lessivé

Au fond j’ai besoin qu’elle soit mienne et qu’elle s’affiche sans soucis, heureuse d’avoir cet homme là à son bras au milieu des masses et des loups. Si elle minaude trop, je me lasse plus vite, les femmes qui désirent trop de liberté ont des histoires complexes. Phobie de la main dans la main et du baiser dans le cou devant les foules sur grand écran géant au soir d’une victoire présidentielle (mais que s’est-il passé...?). Je devrais avoir gagné en expérience, à force, et ne plus choisir d’araignées. Quand je suis dans la toile, j’ai parfois une tête de mouche, avec les yeux qui louchent pour faire les mille facettes. Même si je me détache un peu plus, et que je me nettoie l’esprit à coups de pinceaux plutôt qu’à coups de rouge, j’ai du mal à ne pas rester le même idiot. Définitivement tendre et adoucissant.

Pourtant ma patience et mon masochisme ont des limites, et je sais que je suis un être de confiance sur lequel elles peuvent se reposer (quoique pour moi ce n’est jamais plus d’une à la fois, espacé par périodes de six mois si défaite, contrairement à ce que qu’on a envie de croire). Mais ont-elles envie de se reposer sur une épaule solide les non reposantes ? Et est-ce bien cela qui nous émeut, le calme et la position du missionnaire, nous les âmes aventureuses de l’imaginaire et de la marche à suivre ?... Ah ! Je rêve d’une mémére sans autre souhait qu’un foyer chaud, qui procrée à la chaîne et craint Dieu. Une qui m’appelle papa en faisant la compote, et m’apporte l’Equipe et mes chaussons quand je suis assis devant la télé une bière à la main. Une qui soupire de bonheur, debout, dans l'embrasure de la porte du salon, face à celui qui a travaillé dur pour rapporter le pain quotidien, et qui ne relève toujours pas la cuvette des ouatères quand il va faire pipi, sent des pieds et ronfle la bouche ouverte, mais ce n'est pas grave puisqu'il est si beau en dedans... La vie pourrait être si simple...

lundi 17 décembre 2007

312.Révolution

Deux ou trois dominantes dans mon caractère, difficiles à effacer comme ça. La plupart du temps je dessine et je peins, il n’y a pas besoin d’une humeur particulière. Quand je suis dépressif je fais de la chanson ou du théâtre. Quand je suis amoureux, j’écris, des pièces de théâtre ou des chansons, pas forcément d’amour. Quand je suis très content je fais du footing. Mais je ne fais plus de footing depuis que c’est devenu un sport national. Tout ce qui est national me donne des boutons de manchettes et me fait parler sans r. Cela ne m’empêche pas de cwoiwe que Wobespiewe était gentil au début.

Quand je suis fatigué, je dors, et quand je suis endormi, je rêve. Aujourd’hui j’étais fatigué, mais je suis quand même allé acheter du bois pas super top qualité pour faire des beaux cadres vrillés (faut pas trop tendre la toile sinon ça se tord) pour des tableaux qui vont être beaux. Je subodore que bientôt va apparaître sous mes pinceaux une bataille d’arbres autour de la tour de Saroumane, en noir et blanc et sur un format de 1m90x89cm. Saroumane, vous savez, le mauvais sorcier à la toge arc-en-ciel qui met sa pâté à Gandalf au début (aucune homophobie là-dessous, enfin je suis pas allé voir, mais à l’époque de Tolkien il n’y avait pas encore de Gaypride). Quand je suis en hiver je regarde le Seigneur des Anneaux, d’habitude c’est chez Pierre parce qu’il a un vidéo projecteur, mais ça dépend. Aujourd’hui, lundi, j’ai été amoureux et je n’ai rien fait.

311.L'hiver sera rude, très rude

Je me suis reposé, un peu, ce dimanche. Dormir est un plaisir qui ne se dément pas. Je suis allé tard à l’atelier, avec l’allure d’un vampire à vélo, voir comment c’était. Et c’était vide. Le professeur est reparti venger Van Gogh dans sa patrie d’élection, et les fantômes des arbres morts dansaient en cercle dans l’arrière salle en gueulant la chanson des nains de Blanche-Neige à l’envers, pour faire encore plus démoniaque. J’avais ma lampe de poche anti-spectres et ils se sont dématérialisés comme des épines de sapins de Noël après les fêtes. Rien de dramatique. Jamel m’a invité à manger une pizza en regardant les trois mousquetaires, le tout arrosé de cette boisson noire et gazeuse qui dérouille bien les clous. Il y a tant à faire. Demain j’ai prévu de me lever, l’heure n’est pas importante, et de reprendre les choses en main, histoire de montrer de quel bois je me chauffe. Comme dans la chanson.

dimanche 16 décembre 2007

310.Hokusaï avait raison

J’ai fait réparer ma roue de vélo, c’était la chambre à air. Puis j’ai fini dans le désordre et avec beaucoup de fatigue et beaucoup de joie le dernier tableau de la série à accrocher. La vieille légende tchèque, 1mx1m et des feuilles qui volent. Et des gens sont venus vendredi soir. Il y avait Matéo qui a surveillé la cuisson du gâteau au chocolat. Un tout petit peu brûlé sur le dessus mais sinon ça allait. La soirée a connu trois vagues d’arrivées et de départs. La troisième j’ai un peu laissé faire, mais c’était des gens de confiance, ils m’ont juste volé une liasse. J’ai pris le temps de réfléchir à ce que je pouvais écrire ici pendant cette absence internétique, et j’en suis arrivé à la conclusion que j’allais faire pareil mais en mieux. Ce n’est pas très original.

jeudi 13 décembre 2007

309.Vous êtes un être talentueux et lent

L’exposition avance à Grands-Pas, les arbres marchent, Internet aussi au lendemain du passage du technicien free qui a bien constaté que ça ne marchait pas après un mois et demi et 7 coups de fils à 0,34 centimes d’euros la minute (c’est les meilleurs free, il m’a dit). Je me sens en forme après une nuit agitée pleine de rêves aventureux poursuivi par des monstres. J’ai rangé ma maison, jeté une chaise et une guitare, et on peut s’y mouvoir à peu prêt correctement à deux quand on est souple. Je vais devoir acheter de quoi faire un gâteau pour ce soir et ma roue arrière de vélo se dégonfle chaque jour un peu plus. Après je passe à l’atelier pour assembler les derniers éléments de mon succès de demain. Vivre sa vie comme un succès, c’est déjà un succès. De demain.

mardi 11 décembre 2007

308.Viendez y mais pas tout le monde sinon oui

video

307.Non non, je n'ai toujours pas le net à la maison

Le technicien free est passé à la maison, il était bien gentil de vérifier tout, et maintenant qu'il a tout vérifié, et ben je ne suis pas plus avancé. Il m'a dit qu'il fallait attendre et que c'est France Telek qui vont faire quelque chose parce que ça dépend pas du côté de free. Alors j'attends. J'attends. J'attends. Et il m'a dit que free c'était vraiment les meilleurs et que franchement. J'ai plein de chose intéressantes à raconter mais là je suis chez un pote et il fait chaud et j'ai 236 toiles à faire pour vendredi alors franchement bon.

samedi 8 décembre 2007

306.La vie sans les ordinateurs

D'un côté ça permet de réfléchir et de faire des peintures. Viendez me voir au 33 de la rue Bouquière le 14 décembre prochain (à Bordeaux, ben ui) à partir de 19h00 pour vernisser ensemble dans la joie et la bonne humeur, des arbres divers... Je reviens sur les lignes ici après le 11 décembre, si le technicien free il a pas décidé d'aller à la pêche. Va falloir que je raconte un jour, cette aventure d'anti-net... Arg.

vendredi 2 novembre 2007

305.A pas mon nenet

Internet marche po depuis un chti moment, je reviens quand ça remarche...

mercredi 24 octobre 2007

304.Adieu baleine






mardi 23 octobre 2007

303.Cadrages

lundi 22 octobre 2007

302.La salle du fond

Ces trois messages (le 302 au 304) sont absolument tous écrit dans la nuit de mercredi 24 octobre 2007, sauf les deux autres, ne vous laissez pas abusez par les dates qui sont au dessus des messages, non. C’est une tromperie sans nom et un irrespect total du lecteur égaré ici un soir de tempête avec un ciré jaune et un air hagard et une barbe de vieux loup de mer breton avec un coquillage, une supercherie profonde qui provoque l’ire et le scandale de tout un peuple en colère tous ensemble, tous ensemble, hé ! Hé ! Une forfanterie qui amènera sûrement l’auteur de ce blog à subir un séjour en Corse comme serveur exploité pendant deux mois sans salaire chez un restaurateur véreux qui n’aime pas les continentaux. Pour ceux qui trouvent mon humour limite, voire raciste, voire belge, je vous rappelle que ma mère est Corse. De Versailles. Ce qui explique bien des choses. Cela étant dit, j’ai passé la journée de mardi à me terrer dans mon antre pour créer des choses dans un parfum Egoïste où les fenêtres claquent. Une ancienne publicité qui pour je ne sais quelle raison m’a toujours fait penser au générique d’ouverture du muppet show.

Mon portable est éteint, j’ai peur des ondes. Je mange de la pizza froide avec du lait de yak tourné, je bois du thé des Alpilles en léchant des bouteilles de cola à la chapelure sucrée. Je subsiste comme je peux, me souvenant de ce mardi lointain de début octobre où j’étais encore jeune et fou et beau et où des gens me parlaient en vrai et m’achetaient des pochettes en me tapant dans le dos pour éviter que je m’étouffe quand j’avalais de travers les assiettes sales que je mâchais pour créer du nouveau papier tibétain pour faire des beaux carnets altermondialistes à remplir dans sa chambre en écoutant Mylène Farmer (une chanteuse à succès). Ma vie sociale actuelle est un peu limitée, enfin, je me limite tout seul. Depuis deux jours. Je ne réponds plus à mon téléphone éteint. Je me souviens que dans les années 80 (je suis né après la guerre) je faisais souvent la blague suivante aux gens qui ne répondaient pas au téléphone : « Ben dis donc, tu l’as éteint ton téléphone ou quoi ? » et alors tout le monde de rire parce que les téléphones ne s'éteignaient pas, à l'époque. Aujourd’hui quand je fais cette blague on me répond très sérieusement que « Oui je l’ai éteint et pourquoi tu n’as pas laissé de message ? ». Et alors tout le monde de rire. Quelle longue parenthèse.

Je ne réponds pas non plus aux SMS parce que ça coûte 50 centimes d’euros et que je trouve ça scandaleux quand je pense à tous ces gens de téléréalité qui meurent de faim quand on ne vote pas pour eux. En plus je ne voudrais pas vous alarmer mais dans les films américains des gens qui veulent échapper aux méchants qui les poursuivent avec des caméras dans le monde entier, il faut éteindre son téléphone portable sinon on sait que je suis 33 rue Bouquière et ça franchement non je ne le veux pas. En plus si je mets des images avec tout le matériel fabuleux, on va se faire cambrioler, et ça non franchement, je ne le veux pas. Les temps sont durs, et beaucoup de nombreuses personnes aimeraient se doter d’un gros rouleau de papier bulles pour faire rire les gosses l’hiver quand on se réunit autour du radiateur électrique et qu’on met ses petits souliers dessous et que rien ne vient, personne. Mon oncle m’a appelé deux fois, ma mère une fois (non je ne ferais pas d’autre blague avec les belges) et je n’ai même pas rappelé, occupé que je suis à préparer la vitrine de novembre et le Grands-Pas d’octobre et la pièce de décembre et le tour de chant de janvier. C’est pas une vie. C’est cinq vies. Et alors tout le monde de rire.

vendredi 19 octobre 2007

301.Précisions

Dans le message précédent, je finissais mon paragraphe par un petit, je me cite : « Mes amitiés à votre femme et bonjour Sophie. ». Les deux lecteurs de mon blog (trois quand il pleut) auront compris que je ne faisais pas référence à leur Sophie à eux (mes amis ont tous des copines du nom de Sophie, je ne sais pas pourquoi). J’aurais pu écrire bonjour Simone, ou salut Stéphanie ! Mais non. J’ai écrit, et bien écrit : « Mes amitiés à votre femme et... bonjour Sophie ». Je fais référence à une Sophie bien particulière dont je n’ai plus de nouvelles depuis 43 ans et qui n’a aucune raison de m’en donner aujourd’hui je suppose, car je fus un vilain coco à son endroit sur la fin et personne n’est parfait, surtout avant une analyse. Vous ne verrez donc là, donc, qu’un pied de nez de marmite à mon histoire et au temps qui passe dans cette hypothétique supposition qui m’a fait penser que peut-être un jour elle aurait la curiosité de venir fouiner un peu dans les parages avec derrière la tête le désir de savoir ce que devient ce grand couillon et par là même me dire ce qu’elle devient, elle.

Ceci étant dit, et comme ça n’intéresse que moi (je suis dans mon blougue après tout) je peux enfin attaquer d’un pied ailé le sujet de ce numéro 301 plein de surprises puisque telle est désormais ma devise : « Je suis un homme plein de surprises, et en plus ce n’est pas cher. ». Dans la salle du fond de l’atelier, le fameux soir du 9 octobre de ce fameux mardi (c’est un code) le professeur avait fait une belle installation de quelques images peintes et quelques morceaux d’arbres à questions, plantés droits dans le mur (non je déconnais pour le code) et même que pour mettre Fishman à l’envers il m’avait demandé et que je lui avais dit que, je me cite : « Oui ça marche bien à l’envers aussi, bonjour Sophie ». Discrètement j’aurais bien aussi retourné son tableau forêt et la tête de sa maman, mais je n’ai pas eu le temps de le faire car j’étais trop occupé avec mes assiettes, comme vous le constatâtes dans le message 297 qui esplique très bien le concept. Sauf que j’ai oublié de dire que je faisais ça avec des Poscas™, genre de feutres à l’eau en couleurs qui sont très bien aussi pour attacher les cheveux. La première photo c’est la salle du tout au fond mais j’en parle après.

jeudi 18 octobre 2007

300.Programme

video
J'ai l'air d'un cardinal avec ce T-shirt rouge qui plisse et ma face jaune cireuse sortie d'un tableau de Delatour. Je me suis toujours identifié à Richelieu, ou à l'Abbé Dubois (mais celui joué par Jean-Rochefort dans Que la fête commence ! de Bertrand Tavernier). Et puis j'ai toujours aimé porter des robes. Mes propos sont peut-être vagues, mais j'espère que bientôt ils seront vagues d'Hokusaï... Mes amitiés à votre femme et bonjour Sophie.

mercredi 17 octobre 2007

299.Plus qu'un numéro avant le numéro suivant

Souvent pendant la journée, je vois des yeux qui regardent à travers les trous de mon demi cachalot. Si je m’avance, et que j’ouvre la porte, la réaction est différente à chaque fois. Je pourrais bien sûr dire que telle ou telle catégorie de gens sont effrayés, et que telle ou telle catégorie de gens n’ont pas peur de rentrer et de causer un brin. Mais ce serait trop simple. Les hommes entre trente et cinquante ans se sauvent souvent, avec pour phrase favorite : « Je repasserais ! ». Les couples de plus de cinquante ans aussi, sauf quand ils viennent des Landes. Lorsque quelqu’un s’en va, il peut m’arriver de dire : « Ouuh le timiide ! » ou même : « De toutes façons y’a rien à voir ! » si je suis en forme. Sinon je souris poliment en hochant la tête de l’air de l’homme qui comprend et acquiesce, genre vieux sage qui en a vu d’autres et qui sait attendre en fumant des herbes rares. Je pensai pourtant qu'avec un titre pareil il y aurait des commentaires.

Les couples avec femmes enceintes sont les plus faciles à amadouer, je propose d’avance un petit Figolu et le tour est joué dans la poche. La conversation part souvent dans la direction opposée des aiguilles d’une montre (?) pour arriver aux fameuses pochettes que je fourgue en douce en souriant mielleux. Je n’accepte que les femmes jusqu’au 5eme mois, après c’est un peu ingérable. Les fraises sont rares dans ma rue (notons l’appropriation de la rue en ma rue) et même si je suis en bonne relation avec l’épicier aux pains à moucherons de l’angle de la place des Eternels Travaux, je préfère me méfier. Lorsque les couples sont homosexuels, je n’hésite pas à mettre mon badge arc-en-ciel, histoire de rester dans le ton et multiplier les indices. Les groupes de cinq personnes ou plus sont souvent en visite, ils se comportent davantage en touristes de musée et ne sont pas rentables ; pour preuve, ils oublient souvent le guide.

mardi 16 octobre 2007

298.Á l’envers, à l’endroit

J’ai mis en place le demi cachalot dimanche 7, je l’enlèverais le 21. Deux semaines par vitrine magique ça suffit. Et puis comme j’ai une idée pour après il va bien falloir la faire. En plus ça tombera sur une fête. J’aime bien ce rythme : installer une vitrine pour deux semaines, une semaine de pause où que je mets des tableaux, accrochage simple, et puis une autre vitrine pendant deux semaines. Les couleurs me font un peu mal au ventre, mais je crois que c'est le Nutello du matin sur des galettes St Michel avec le thé noir au vieux miel d'araignées, on verra. Je vais peut-être faire un peu de noir et blanc pour le 28 octobre. Jamel qui a souvent des bonnes idées (aussi) m’a dit que j’aurais pu le faire avancer dans la vitrine en décalant les images jour après jour, jusqu’à ce qu’il disparaisse. Le cachalot, pas Jamel. Bon, là c’est pas tout à fait facile, trop de scotch sur les images.

En parlant de scotch... En installant les miroirs qui reflètent le dos, j’ai pas tout de suite mis, du scotch gros, dessus. Mais mardi soir dernier, si. Au cas où. Pour pas que ça tombe. Je m’extasie pas sur mon propre travail, j’essaye juste de montrer au maximum comment c’est foutu pour les gens qui ont la mauvaise idée d’habiter loin de chez moi. Quoique. Des fois c’est mieux ailleurs comme dit Francis Cabrel dans ses chansons. C’est vrai quand il était plus jeune c’était mieux ailleurs, même si après il revient chez lui pour dire qu’en fait c’est sa terre aride qu’il préfère (sur le thème rebattu du fils qui part en claquant la porte et après dit qu’en fait il veut bien toucher l’héritage). Maintenant il dit que c’était mieux avant. Mais pas tout à fait. Je pense à Tsu, à Hélène qui me doit une photo avec sa pochette, à monsieur Loin qui veut investir dans l’avenir. Comprenez-les, ils ont besoin d’espoir.

297.Dernier mardi dernier

En me promenant dans un grand magasin au nom champêtre mardi après midi dernier pour acheter des gobelets de dernière minute et des jus de fruits pas bons pour être sûr de les garder pour après pour moi, je suis tombé sur des assiettes en carton. Pas tout à fait tombé mais quand même un peu. Je me suis dit que c’était une bonne idée que de prendre des assiettes en carton, c’est pratique quand on veut manger quelque chose autrement qu’avec juste les mains. Le soir du mardi de la semaine passée, donc, j’ai pas mal dessiné sur ces assiettes, en les donnant à des filles et à d’autres personnes de passage qui n’avaient pas gagné à la tombola ou qui n’avaient pas envie de repartir sans une assiette dessinée par ce formidable graphiste de 1 mètre 93 à la casquette un peu trop petite et au menton un peu trop grand mais c’est promis je me coupe les cheveux dans trois ans jour pour jour tenez vous le pour dit ça va être long. Les photos de ce message sont de Jamel Fedali.

J’ai pensé aux assiettes de Picasso, mais vu que c’est du carton et pas de la faïence ou de la porcelaine c’est moins classe, il faut savoir vivre avec son temps. Il y a des gens à qui je donnais mes dessins qui s’en foutaient complètement, je peux vous faire une liste de noms parce que même bourré je voyais bien les gens qui se demandaient pourquoi ce con leur donnait une assiette alors qu’ils s’en foutaient complètement d’avoir un dessin. Ou alors ils l’ont oublié mais je suis parano. Si ça avait été moi, j’aurais accepté les dessins du mec et je lui aurais même demandé une dédicace sur ma casquette. Ce qui fait que le lendemain de mardi passé dernier j’ai récupéré trois ou quatre assiettes que les ceux que je me souviens ont préféré laisser là plutôt que les accrocher dans leurs cabinets en pensant aux Bahamas. Souvent les cabinets il y a des papiers peints de îles, mais je suis de Province. En plus j’ai fait faire un tampon Galerie Demi Cachalot pour mettre au dos des assiettes.

Des fois je m’arrêtais de dessiner pour aller marcher sur les pieds des gens, et je racontais des blagues naines qui ne faisaient rire que les Jean petits qui dansent, Jean petits qui dan-han-se. J’ai aussi vendu une quarantaine de tickets de tombola (voir le message 295) et je me suis revu à 13 ans faisant du porte à porte pour escroquer les pauvres afin qu’ils gagnent un service à thé quand on boit tous du café à la maison non mais franchement à quoi ça sert ? Jessica est charmante. J’envisage l’existence avec plus de souplesse depuis la fin de mardi dernier, même si c’est toujours culpabilisant de traiter sa mère de larve mais franchement la patience du sage a de sérieuses limites. J’ai fini par la faire cette baleine, et maintenant je me demande ce qu’elle va accoucher. Parce que rester dans l’ombre en attendant l’hiver avec pour compagnie un néon clignotant, je trouve ça plutôt bien, d’accord, mais quoi ? C’est énervant les moucherons pour écrire.

lundi 15 octobre 2007

296.Détente

Ouikennde rythmé où je pourris ma mère en lui disant que c’est toujours n’importe quoi sa prise de médicaments, mais bon. Elle a l’air de rester vivante. Vivement le déménagement dans maintenant plus qu’un mois presque. Et un séjour sur le divan jusqu’à la fin du monde. Ma sœur va débarquer avec son homme et ils vont déménager, je veux dire faire le déménagement. Par bouts. Je le sens pas, mais en fumant des chamallows j’y arriverais peut-être... On est allé voir Minor Roi des Belges de Jean-Jacques Annaud (à moins que ce soit l’Ours du feu, ou le Nom de Brad Pitt, ou l’Amant de la victoire du coup de tête des deux frères...). C’était pas mal, surtout les cochons... L’envie de raconter mardi dernier, toujours, et j’ai à peine le temps de mettre ce petit message avant d’aller me faire réinscrire à la CMU (couverture maladie universelle, c’est une couverture en fonte contre les intempéries) pour continuer de parler à mon psychiatre de la pluie et du beau temps et de toutes ces sortes de choses... Je fais des rhumes de trois jours toutes les deux semaines en ce moment, mais ça va aller.

samedi 13 octobre 2007

295.Tombeau, là (en attendant Halloween)

video

294.Mardi

Bon là je vais manger un poulet à Saint-Michel, mais sinon je vais essayer de faire ce message tout à l'heure. Cette photo et celle dessous sont de Jamel Fedali. (Plus tard, 17h26...) Je fuis la capitale de l'Aquitaine dans le doute, enfin je ne suis pas en train de douter (quoique je vais le prendre le train) c'est juste une expression qui veut dire que si jamais les français gagnent le match de rugueby, je préfère ne pas être là. Je veux éviter les coins coins et les tûts tûts, et les bouteilles cassées en hurlant, les rixes inutiles et les fureurs étranges.

Aussi, ce message reste (presque) vide, jusqu'au prochain essai. Je n'ai pas réussi à manger le poulet entier (fourré aux olives vertes) mais je me suis quand même tapé une demi miche sous mon demi cachalot et les trois quarts de la bête en écoutant Mozart. Comme quoi tout arrive. Pour vous faire patienter, une vidéo splendidement utile là dans le message 295.

jeudi 11 octobre 2007

293.Une case en moins (et peut-être deux)

Voilà. Tout est passé. Le mal de cou de la semaine précédente passée qui n'est plus et qui fut, passé. L’installation de mon demi cachalot recto verso dimanche, passée. Le stress de ne pas être au point pour le jour J, passé, et la gueule de bois de l’après le jour J, passée. Tout est passé et s’est bien passé. J’ai beaucoup bu mardi soir, moi qui m’étais dit que je serais sobre en octobre et de bonne tenue vestimentaire en hiver, c’est raté. Mais nous sommes encore en automne. Je suis un formidable gros lourd mâtiné d’humour bourrin lorsque je m’en donne la peine ( et lorsque je picole sec). Mon estomac qui ne supporte pas bien les changements alimentaires et surtout liquides de dernière minute est d’ailleurs très démocratiquement participatif à l’ambiance de lendemain de cuite. Bien que lorsque j’écrive ceci j’en sois au surlendemain de cuite, et que j’ai toujours envie d’aller faire une sieste au sortir de la précédente. Et que et que (et queue écaille ! ).

Vaciller pour redevenir droit. Il me faudra vous raconter comment l’odontocète s’est hissé au rang des mystères de la rue des Boucs, les charmes de la tombola magique et la vente des tickets frauduleux. Ces rencontres, ces piétinages de pieds et ce lavage par terre du lendemain, sous l’œil fier du professeur qui m’a avoué que je venais de passer la dernière épreuve d’admission à la guilde des peintres (« un tableau fini est un tableau vendu »). Autant de fabuleux sujets étranges qui méritent qu’on s’y attarde en leur consacrant un message par tête de pipe. Messages qui vous prouveront que je suis capable d’être un imbécile d’humain prétentieux et lâche de plus dans ce monde délicat et flottant où l’on respire avec discrétion. La fuite au prochain épisode (ça c’est de l’annonce, je suis sûr que je vais faire des entrées).

dimanche 30 septembre 2007

292.Dans les cases



vendredi 28 septembre 2007

291.Mythotruc

Face aux milliers de commentaires de protestation laissés ici pour dire (en gros) que vous ne voulez surtout pas que ça s’arrête en janvier 2008, mon équipe (Cindy, Lydia, Fatima, Lisette, Marie, Caroline, Marjorie, Louise et Robert) et moi même allons tenter de faire un effort et réfléchir à cet ultimatum de fan que je comprend bien vu l’immense talent que je déploie ici avec difficulté parfois, surtout le jeudi soir quand ma voisine de 18 ans vomit dans le couloir et crie avec ses nombreux et charmants amis gothiques qui trouvent le moyen de salir le lino avec des bottes pleines de boue même quand il ne pleut pas. N’en rajoutez plus, merci.

Sinon, hier, j’ai enfin repris la peinture pour de vrai avec des figures dessus. Le professeur, qui est rentré à l’atelier avec des cadeaux, comme à son habitude, n’est pas étranger à l’électrochoc qui m’a fait sortir de cette léthargie bien connue du milieu artistique bordelais dite : « Léthargie du marécage automnal ». Il m’a offert avec force effusion (et une fanfare liégeoise) un véritable fossile irradié de murène bleue naine des Antilles, qui comme chacun sait se trouve sur les bords du Rhône exclusivement quand on y va pour chercher des cèpes. Les origines de ce poisson sont assez floues et le prendre en photo aussi. Je mets au point une machine vibreuse (grâce à l’aide d’un outillage bien spécifique prêté par nos amis du magasin SEX TOY WORLD qui nous font des rabais depuis qu’on s’y fournit en peaux de bêtes) pour tenter de prendre un cliché de l’animal avant le vernissage.

En effet, la baleine s’est remise à marcher, et je me remets à croire à la vie et aux céréales sans OGM dans mon bol. De plus, en grand admirateur du géantissime Baselitz, je commence à saisir le sens des toiles mises à l’envers et me demande si, après tout pourquoi pas, je n’oserais pas les mettre dans tous les sens car : « Un tableau est réussi à l’envers comme à l’endroit, dans le noir ou en plein soleil, et parfois même retourné sans être vu dans un coin de l’atelier...» comme j’aime à dire en synthétisant les phrases de Cézanne, Picasso, Baselitz et moi-même, personnellement je, donc.

jeudi 27 septembre 2007

290.Mais qu’est qu’y dit ?

Si le message précédent m’a bien permis de faire l’andouille tout en distillant cette sagesse peu commune du bafouillage contrôlé (ou très commune si vous êtes abonnés à ma vidéo newsletter) c’était juste pour le plaisir, souvenirs anciens d’un été 2006, lointain déjà, ou entraînement pour un job futur sur une chaîne de télé quelconque privilégiant le banal au quotidien et la légèreté autant que faire se peut, plutôt que le cynisme de bon aloyau de porc. On me pardonnera avant la fin du (disque) monde... Dans le message 288 j’ai dit (je me cite) : « ... puisque je me suis promis d’ici narrer mes luttes intestinales et intérieures jusqu’à la fin de l’année en vue de gagner une bataille contre à peu prêt tout ce qui m’entoure. », fin de citation. Que signifiait cette phrase ? Certains y auront vu un des aspects retors de ma personnalité multiple, qualifié comme un retour de paranoïa totale, contrairement aux résolutions prises au début de cette année en cours. Alors ?

Retors retour ou rature à taire ? Gagner une bataille contre à peu prêt tout ce qui m’entoure ne signifie pas me battre contre tout le monde, ni déclarer la guerre à tout ce qui bouge et parle, non. Gagner une bataille, dans mon interprétation toute personnelle de la guerre, c’est surtout gagner une bataille. Je ne suis en guerre contre personne, enfin personne d’officiel, je ne suis en guerre, comprenez moi bien, seulement contre moi même. Et encore, c’est une guerre larvée, qui se déploie avec des chars en allumettes et des cuillères pleines de purée. Tout ce qui m’entoure, c’est les objets. Tout ce qui et pas tout ceux qui. Je suis un plasticien volant, ne l’oublions pas. Ensuite bien sûr, on lira que j’ai décidé de finir ce blog en 2008, et ce malgré vos centaines de commentaires de protestation qui ne me feront pas changer d’un pouce ma position discutable de jeune adulte qui n’en finit pas de se chercher des crosses d’évêque.

Et pendant ce temps, à l’atelier et malgré un rhume que j’espère passager (les luttes intestinales je vous disais !) les 110 feuilles de papier peintes d’un dos de baleine et d’un autre d’une grande histoire, se reposent en douce sur la table tâchée aux songes fourmillants...

mardi 25 septembre 2007

289.Démenti

video

dimanche 23 septembre 2007

288.Fondre la masse

Toute une vie sans frigo, est-ce possible ? Se passer de beurre quand il fait chaud et de bière fraîche, penser à autre chose. La vie sans électricité me serait impossible, du moins jusqu’à l’année prochaine puisque je me suis promis d’ici narrer mes luttes intestinales et intérieures jusqu’à la fin de l’année en vue de gagner une bataille contre à peu prêt tout ce qui m’entoure. Vaste programme. Moulins à vents. J’engage qui veut bien me suivre dans ma quête. Il va falloir préciser, parler scène et pantins. Et être plus riche que vous si je veux salariser la masse...

Cette semaine fut difficile (quoique agréable par quelques promenades cyclables accompagnées) rythmée par une longue recherche en papier et plastique sur une grosse vache qui me prend mon temps et ma vie. Cette vache est marine, bien sûr, et en plus elle n’est même pas mystique. Mysticète, je veux dire. Elle est odontocète, et en plus c’est un mâle. Je ne puis plus dire la baleine, mais bien le cachalot. Coupé en son milieu, comme à mon habitude depuis juin. Et c’est d’ailleurs intéressant de noter que je n’ai pas dit : « L’atelier galerie du cachalot entier ». Mais bien du « Demi Cachalot ». Toujours ce désir de laisser une part aux vautours.

Avec deux majuscules, notez. Je viens de la Galerie Baleine, je me retrouve au Demi Cachalot, la troisième fois sera la bonne. Ma virilité se changera peut-être en éléphant si Ségolène m’adopte en son sein. Vivement la danse des démé-nageurs tritons, qui me guideront en mon palais périgourdin sur une conque géante avec une sirène au citron et au basilic à mon bras. Partager une moitié de mammifère est un élan québécois qui me taraude encore. Baleine Peigné. Á moins que ce ne soit une faim fugace et récurrente qui me pousse à écrire ici cette étrange soif ? Que d’erreurs pour devenir calme...

samedi 22 septembre 2007

287.La réponse à la blague

Pour tenir leur pantalon. (Reprenez une part de cake.).

vendredi 21 septembre 2007

286.Blague

Pourquoi les anglais portent-ils des pulls en laine ?

mercredi 19 septembre 2007

285.Vitrine en stage

On dit de quelqu’un qui rumine qu’il est en train de penser en boucle. Les ruminants et les trains vont souvent de pair. De pair de rail. L’autruche, quant à elle, met sa tête dans un trou quand le danger surgit. Le lien entre le ruminant et l’autruche réside dans l’accablant constat que ni l’un ni l’autre ne peuvent se permettre de voler. D’où l’expression bien connue : « Qui vole un œuf en Creuse n’a pas le temps de regarder passer les nuages en Australie. ». Ce qui m’amène à une question évidente, comment vais-je faire pour devenir beau, grand et noble sans être anglais ?

Les dessins de préparation pour la vitrine en cours, que je réalise fébrilement dans le but d’égayer mes journées solitaires dans le vent de la toundra sous ma yourte en pains d’épices, deviennent plus précis, plus simples, plus proches de l’abandon si longuement recherché par les moines flottants du Japon médiéval. Je ne remets pas 100 fois sur le métier à tisser mon ouvrage, le premier jet fut le bon. Dans le mille. En plein centre. Engrossée du premier coup. La baleine.
Quoique. J’ai comme l’impression fugace, ou la fugace impression, que l’idée originale qui consistait à réaliser un animal géant entouré d’autres animals de mer, semble disparaître avec un courant chaud des mers du sud dans la migration des tortues vers un hôtel borgne de pirates affamés. Et en plus j’ai un peu mal au dos. Que voulez-vous, dans la nuit de lundi à mardi, j’ai mal dormi. Un vin traître d’Amérique latine qui m’a fait changer T-shirt, caleçon et draps pour éviter la noyade à trois heures du matin.

Mes rhumatismes de début de l’automne annoncent toujours un retard dans mon travail. Nul doute (N’y a t-il que le nul qui doute ?) qu’il va falloir quand même m’y remettre 100 fois, sur l’ouvrage, sur le métier (si une bouchère est intéressée, qu’elle me contacte, je lui garderais les bas morceaux...). Cette nuit j’ai tué Michel Gondry en le faisant fondre comme dans Roger Rabbit, se réveiller en meurtrier n’arrange pas les choses. Je mange de plus en plus de poisson et je lis Murakami en écoutant les Beatles. Mais il est l’heure d’aller me faire bilanter de compétences alors je vous laisse et vous souhaite le meilleur pour la fin. Le meilleur.

lundi 17 septembre 2007

284.Nombres

Je viens de relire mon message précédent, et franchement je me dis que 564 messages c’est trop, vu que dans un autre message d’avant, je sais plus lequel, j’avais calculé que ce blog aurait 40 messages par mois, pas un de plus, pas un de plus. C’est vrai que quarante fois par mois c’est bien, ça détend. Donc. 12x40 = 480. Même si il y a des mois où les quarante messages ne se sont pas affichés pour des raisons certainement évidentes pour celui qui écrit ici, ça feront à la fin, 480, quand même. (J’ai écrit : « ça feront » parce que le correcteur d’orthographe de mon traitement de texte que je ne cite pas ici pour ne pas avoir de problèmes avec Microsoft, il dit feront, mais je crois bien que c’est « fera », et en plus il y a un : « même » au début et à la fin de la phrase précédente et c’est étonnant.).

Mais quand je relis le message 282, qui se lit dans les deux sens, je m’aperçois qu’il va être difficile d’y aller, dans les deux sens, si je pars de n’importe où. Car le 282 est au milieu de n’importe où (ce qui est déjà quelque part, d'accord, mais ne tergiversons pas dans le flou artistique, s'il vous plaît...). Comprenez mon esprit torturé et fier et grand et beau et tourteau camarguais, je me suis dit ce matin qu’une bonne BD faisait environ 48 planches, et nous avons la chance d’être dans un blog fini (dans le futur) qui fera 480 planches, messages, posts. Or, 480 divisé par 48, non, merde. Attendez. Oui. Par dix. Heu...

Donc, il y aura dix albums de 48 pages (ouf, ça m’occupera pour 2008). Et ces albums se liront de haut en bas, contrairement à ce blog qui se lit de bas en haut. Tout ça pour arriver à dire que je ne peux pas commencer une planche de BD à partir du message 282, il vaut mieux commencer au message 288, qui est, si on y réfléchit, le début de la cinquième BD de 48 pages qui commence... Attends... Non... Si je pars du chiffre 480 et que je descends, ça fait... 432 c’est la deuxième, alors... 384 la troisième... Bon... 336 la quatrième et... Ah ben oui c’est bon, 288 la cinquième. Quel formidable artiste je fais ! Vivement que je m’y mette ! (Mais c’est mieux de commencer par la première planche. C’est pas demain la saint Sylvestre... !).

samedi 15 septembre 2007

283.Prédictions

Bon. Ben c’est raté. Mon projet de redescendre a duré dix minutes. Je vais aller dans les deux sens en commençant par le numéro complémentaire, c’est pas possible de s’arrêter en si bon chemin, ou de si bon chemin, je ne sais pas. De bon pas peut-être. Mon existence mérite qu’on s’y attarde sinon je ne serais pas aussi attardé. Je vais donc faire le blog dans les deux sens (alors 282x2 ça fait, heu, 564 environ, ce qui donne le nombre d’or des messages de ce blog du présent du futur, après je me concentre sur ma carrière interné-tional). Il faut toujours que je me motive sinon personne ne le fait à ma place. La place qu’il y a à prendre en ce bas monde, la conquête de l’ascension du pouvoir ancestral des maîtres de l’univers (gens de moins de 30 ans vous ne pouvez pas comprendre). Je suis fat. Mais pas gros. Et pas de faux pas, gros ! (Sinon j’ai toujours pas de copine). (Mais j'ai des pistes).

282.Retour vers le foutoir

Et si je faisais le chemin inverse, en remplissant les messages à l'envers à partir de celui-là, histoire de voir tout ce qui n'est pas fini et de le terminer en beauté d'ici la fin de l'année ? Faire le point... Revoir tout ça avec la profonde sagesse qui désormais m’anime (oui, oui...). Hein ? Vous êtes là ? Bah non, vous pouvez pas répondre alors que je suis en train d’écrire, c'est vrai. Faut dire que j'ai lancé beaucoup de choses à la fois, comme à ma faucheuse habitude. Et quand je lance tout en même temps, ben après, faut ranger. Peut-être une planche de BD par jour pour de vrai, alors. Histoire de me faire connaître du milieu. Loucher sur les événements passés, avec la profonde attitude masochiste de celui qui voudrait que ça se soit passé d’une meilleure façon. Je me dis que j’ai envie de redescendre. J’aime bien achever ma vie à coups de mine. De crayon. Après je remonterais. Normalement.

281.Deux mots sur le demi cachalot et au lit

Décidemment très en forme aujourd’hui (ou complètement esseulé ça dépend, et en plus c’est déjà demain) je suis retourné à l’atelier Demi-Cachalot/Les Entrailles (oui je sais, deux noms pour un atelier c’est difficile, mais c’est la raison pour laquelle j’ai appelé ma part Demi, pour partager l’huile) et j’ai fait un plan de la prochaine vitrine qui va vraiment être une très belle vitrine personne n’en doute. En même temps ça fait un peu m’as-tu vu orgueilleux des Alpilles, mais le but c’est de se faire tondre (d’où les Alpilles) et aller se faire tondre ici, c’est le concept. Ou la production. Comprenez se faire voir du berger. Je ne comprends pas du tout ce que je viens d’écrire. Il ne sert à rien de dissocier l’idée du concept de celui de la production du faire. Je pense des idées, donc je fais des choses, en quelque sorte, si vous voyez ce que je veux dire. J’espère que vous n’avez pas trop mal au crâne. Reprenez une part de cake.

Alors sur le dessin (Plan B, qui aide vraiment à comprendre tout) comme vous ne le voyez pas, j’ai découpé la vitrine en cases de 1 à 12 en hauteur, et de 1 à 11 en longueur. La taille d’une case c’est un format A4 en long (21cmx29,7 centimètres environ). La dernière fois que j’ai découpé une vitrine en format A4 je me suis fait engueulé par le marchand de chaussures chez qui je travaillais. Il n’avait pas apprécié que je mette des dessins de pieds ailés partout là où normalement j’aurais du mettre des grands panneaux EN SOLDE et PRIX SACRIFIÉS SUR TOUTES LES PAIRES. Non je déconne, je n’ai jamais travaillé pour quelqu’un.

Bon. Pour faire simple (?) du côté atelier on verra un cachalot rempli de fleurs, entouré de pleins de poissons et de pêcheurs et d’animaux marins multicolorés prêts à se faire mettre en pochettes, et de l’autre, côté rue, on verra un cachalot noir avec une mare de sang au milieu pour faire plus vrai, entouré des mêmes mais avec un fond noir, un numéro et un petit texte à lire de jour (voir Plan C). Les passants verront le côté obscur, et en regardant dans la vitrine (le cachalot sera bien aéré) où j’aurais judicieusement laissé un miroir pour voir l’envers, posé là où d’habitude je pose des tableaux, ils s’apercevront ébaubis que le dos du grand cachalot est tout printanier alors que c’est déjà l’automne ! Ce qui me fait penser que ça me laisse jusqu’au 23 septembre pour finaliser tout ça (Dans un message précédent j’avais situé l’automne le 21, mais en fait c’est le 23, allez savoir pourquoi... Il doit sûrement y avoir une raison.).

vendredi 14 septembre 2007

280.Petit Lu, grand sec

Du sport, et de la littérature, c’était écrit sur un autocollant sous une de mes tongs à l’atelier (en allemand certes, mais quand même). Sans doute encore une facétie du professeur. Ou alors j’ai marché dessus sans y faire attention. Quand c’est pas un chewing-gum ou un caca de chien, c’est du vomi, un clou rouillé ou un autocollant. Je préfère les autocollants comme le prouve l'image qui suit (j'ai pas réussi à pas faire flou, sans doute à cause de l'odeur, mais c'est parce que j'ai débranché mon frigo, il paraît que le fromage attire les moustiques, heureusement j'ai des plaquettes fondantes à ne SURTOUT PAS utiliser avec un aquarium branché, mais vous faîtes comme vous le sentez).

Mon vélo quand à lui collectionne un bout de verre sous chaque roue tous les mois (il alterne, un coup la roue arrière, un coup la roue avant, pour varier les plaisirs) :
« Cette tradition hispano ibérique qui consiste à casser les bouteilles en chantant est venue s’échouer à Bordeaux comme un bateau de pêche transportant des prunes agenaises, un funeste soir d’août 1645 (le mardi 16) grâce à Pedro Gonzalez Del Flor y Ramon, grand verrier alcoolique, dont les déboires (sans mauvais jeu de mot) sont consignés dans « La mer qu’on voit tanguer à Tanger » le célèbre livre de maximes qu’il écrivit en plein typhon et qu’il fit publier aux éditions Leforestier avec le succès que l’on sait... », citation approximative de l’ouvrage littéraire
« Brico-Marché » du professeur Tibo, qui sera édité très bientôt et vendu dans toutes les bonnes quincailleries du bordelais et du Bordeland.


Dans la plus pure tradition des vrais gens dont on suit la vie avec passion et sans complexes (faîtes le 3412 8956 pour voter pour Jim, puis appuyez sur la touche dièse si vous voulez une grande frite) je parlerai ici de sport études, dans ma progression de la beauté idéale pour devenir le futur James Bond (ou Zen’s Bond, ça dépend). Vous aurez certainement un jour la chance d’admirer mes abdominos (en photo pour les non locaux) et de vous extasier sur l’alliance du temps, de la sueur et de la fonte (je ne vais dans aucun club de sport, habitué que je suis à la méthode cubaine : « On a rien, mais on va faire avec »). Oui vous avez bien lu, dominos et pas dominaux, ni dominicaux, et encore moins tortue des îles. Car j’ai décidé de me faire greffer sur le ventre des petits dominos sportifs à gratter (marque déposée quelque part) essentiellement des doubles 6, afin d’aller à la plage sans complexe et me baigner tel un dauphin avec un casque de moto et deux palmes. Je compte également me faire greffer des jambonneaux sur les bras (sympa pour les soirées cochons) et des morues dessalées sous les pieds (étant moi-même une grande patate, les cannibales n’ont qu’à bien se tenir). On ne sait jamais. Et puis comme j’ai envie d’habiter Bègles, je reste prévoyant.

279.Gnocchis au basilic

Des fois aussi j'ai faim. Là par exemple j'ai faim. Les voisins sautent un peu fort en fêtant le rugby à la bière au chips en meuglant comme des vaches (c’est jeudi soir et ils sont de Bayonne) mais je suis plus calme. Et puis si je travaille bien, je finirais par déménager dans un château en Périgord, quand je serais connu... Il y a quelques années, d’autres sympathiques voisins du studio à côté du mien sautaient fort en criant aussi alors que j'essayais de dormir. Cela m’embarrassait. Maintenant c'est pareil, mais ça va mieux.

Je me souviens d’une vietnamienne qui laissait des nems accrochés à ma poignée de porte chaque lendemain de fête un peu trop forte sans prévenir. Avec un petit mot (toujours le même) : « Excuse me, je suis désole, mange bien le pardon. ». Elle faisait du bruit dans tout ce qu’elle faisait. Sa salle de bain donnant sur le mur de ma cuisine, il m’arrivait (bien involontairement) de l’entendre barboter à plusieurs avec force bruits d’eau et d’autre chose. Et même si je mangeais bien le pardon, je n’arrivais pas vraiment à me concentrer sur ma bible ces soirs là.

Aujourd’hui j’ai fait des fonds pour mes futurs 100 poissons (100 fishs, Jim 100 fishs !). J’ai aussi peint les dos des poissons déjà faits avec de l’acrylique noir, pour que ça fasse plus objet fini comme m’a (bien) conseillé le professeur. Un très grand rêve ce matin, coupé par plusieurs coups de fils où je ne décroche pas. Un rêve qui m’a donné la trame d’un roman à écrire. Comme si je n’avais déjà pas assez de travail comme ça. Avec un petit parapluie.

jeudi 13 septembre 2007

278.Comme un truc pas fini

Je sais pas, ça se ressent, mmh... Je vais te demander de trouver une aiguille dans une meule de foin, par exemple, ou le contraire, avec un peu de chance tu dois pouvoir y arriver sans lunettes de plongée... Sinon un éléphant dans un verre à pied c’est toujours envisageable si on n’a pas trouvé le foin (avec un petit parapluie).

Il faut travailler ta guitare électrique lapin, et puis relire La vie l’univers et le reste, de Douglas Addams, un grand écrivain qui a écrivé une trilogie en cinq volumes où on parle beaucoup de criquet, ce sport impossible qui n’aide pas vraiment à rapprocher les américains des anglais et les français des suisses (et encore moins les hollandais des fromages).

Des fois je suis au Malabar et je vois des gens déguisés en trucs, après je fais de la peinture et je comprends pas ce qui se passe, ni pourquoi mettre du blanc sur un tableau qui pourtant avait l’air de bien arriver (ou de venir, ça dépend les roues). Le meilleur de l’existence repose peut-être dans l’écoute progressive des albums de Paul Mac Cartney, le chanteur, période Wings, quand il commençait à dévoiler son identité vénusienne. Avec un petit parapluie.

mercredi 12 septembre 2007

277.J’ai de quoi

Je ne baisse pas le nez sur mes chaussures à champignons, toiles usées où mes pieds fermentent lentement, avec pour objectif (flou hélas, mais c’est le déclencheur...) de gagner le concours de mycoses grecques de l’année en cours, dans l’ombre du ciel faux de ce néon peinture. Je ne baisse pas les bras sans déodorant hypoallergénique, qui passe et repasse sous mon aisselle fébrile et chétive (« Fais briller Sétif ! »). Crème sans phosphates et sans agents détergents, qui aide à la douceur du poil non épilé, mâle automatique qui peut prétendre à des racines portugaises sans qu’on se moque, car il n’est pas une femme et n’utilisera jamais les petits rasoirs jetables ultra doux qui rasent sans couper le grain de beauté et rendent les femmes plus femmes sur les plages de Biscarosse, autour du lac de Sanguinet qui est toujours un lieu branché quand on se marie dans un camping.

J’ai de quoi faire. J’ai à faire. J’ai tant à faire. Par où commencer ? Les sillons se creusent sans penser à la mauvaise saison, toujours croire aux bonnes récoltes, sinon pourquoi sillonner ? Scie au nez, la berge raque, coup de soleil, indice 30. Doucement, tout en caresses, le chat me frôle et me demande : « T’as pas un bout de squale ? »... Je ne veux pas donner le thon à ce matou minaudant, j’ouvre la benne et je le jette dedans, la SPA passera peut-être... J’aime pas qu’on m’em-bête ! (Aucun animal n’a été violenté dans ce film, merci).

dimanche 2 septembre 2007

276.Les 3 font la paire


Je travaille beaucoup en écoutant et en écoutant pas ce qu’on me dit. En écoutant parce que c’est toujours sous influence que je peins, quand on me fait une réflexion par exemple sur la couleur, la qualité ou sur ma coupe de cheveux. Et en écoutant pas car je suis une sacré tête de mule et je fais ce que je veux. Mais je ne vais pas dans la direction opposée qu’on m’indique, ou alors plus tard, quand mon guide est parti. Me voici revenu dans l’atelier galerie des Entrailles/Demi-Cachalot où je pense au temps qui passe et m’organise en fonction. La crémière est charmante.

Vendredi soir, Jamel me dit qu’il aime bien les trois fonds que j’ai fait. Alors pour lui faire plaisir, je n’y touche plus et je les pose en vitrine sous le titre ronflant Jouéclub carton que j’ai installé il y a déjà une semaine (comme le temps passe...). Je sors de l’atelier vers la nuit et je regarde un moment les toiles dans l’ombre. Fonds marins avec volcan au dessus. Je voulais repeindre une peinture que j’avais vue un jour et que je regrette à jamais de ne pas avoir acheté. Vue d’une plongeuse de dos qui nage sous l’eau et qui se dirige vers une île au fond, au milieu de poissons incroyables.

Samedi, vers midi, avec du raisin Muscat et un petit fromage de chèvre que j’ai pris au marché (la crémière m’a bien expliqué que je ne faisais pas la queue dans le bon sens, mais qu’elle voulait bien me servir, mais juste un article, mais si vous voulez quelque chose d’autre je peux vous le donner quand même) je suis arrivé devant ça. Et je me suis dit que ça n’allait pas. D’accord j’étais venu ici pour finir la suite de la BD sur laquelle je bosse avec Maréva mais quand même. Quand ça ne va pas il faut faire quelque chose. Ou rien mais dans ces cas là c’est quand même quelque chose. D’ailleurs Maréva a appelé et m’a dit prends ton temps, alors ça va.

Comme j’écoute en boucle depuis deux jours l’album bande originale du film The Yellow Submarine des Bœufsattelés, dont que je vous le recommande de le voir de l’écouter, je me suis dit que j’allais mettre un sous-marin jaune dans le bleu d’un des trois tableaux, et puis au dessus un volcan en éruption pour faire joli. La chaussure elle est juste là pour vous donner la taille de la toile. Je pense que la semaine prochaine j’irais prendre du Livarot avec encore des gros œufs et un peu de beurre. Le sous-marin sur l’image j’avais oublié la déco du milieu là où c’est blanc.

Le premier tableau était facile à faire, le deuxième fut plus long. Je voyais bien qu’il y avait une grosse bête dans les abysses, mais de quelle bête s’agissait-il ? Ce n’était pas si évident que ça, parce que ça avait plus l’air d’un gros crabe que d’un cachalot sympathique. C’est pourtant le cachalot sympathique qui a gagné sur le crabe. Une histoire de bataille dans les sillons du sel... Comme vous le constatez la chaussure n’a pas bougé, moi si. Peut-être que si je lui demande ce qu’elle fait après le travail elle me donnera un petit crottin en plus. La crémière, pas la chaussure. Vu qu’elle embauche vachement tôt elle risque de me dire qu’elle va faire une sieste.

Le troisième fut le plus difficile, parce qu’il devait s’accorder aux deux autres et me plaire. Et me plaire est un exercice très difficile. Même avec un crottin gratuit. Comme je lis beaucoup d’histoires de lutins, j’ai pensé qu’une fée irait bien, mais pas trop explicite sinon on va dire que je suis trop explicite, et ça il n’en est pas question. Alors j’ai essayé des trucs, avec plus ou moins de succès. Puis en lavant un raté j’ai eu ça, une sorte de tâche rose pâle qui va vers le haut (j’imagine qu’elle y va). J’ai ajouté les rochers dessous, qui sont beaucoup mieux en vrai (vous comprenez la photo ne rend jamais l’émotion d’un amas de traits de gros pinceau usé). J’ai verni le tout à la bombe et j’ai fumé ma cigarette dehors pour ne pas faire exploser l’atelier. Oui, là j’ai bougé la chaussure.


Et dans l’ordre de lecture (si on lit de la gauche vers la droite) ça donne le cachalot, le sous-marin jaune et le papillon de mer, ou la fumée du sous-marin qui a mis le turbo, ou s’est téléporté ailleurs (ça arrive, regardez, encore hier... Oh je vous raconterais plus tard) à moins qu’il ne se soit pris un coup de queue, ou de pince... Si je viens à huit heures dimanche prochain, je n’aurais pas à la faire la queue, remarque. Et si elle place les fromages en vitrine est-ce qu’elle aura du temps pour discuter ? Je me souviens en plus que le 24 juin dernier je l’avais prise en photo pour ma session pochettes, elle faisait un peu la grimace alors je l’ai pas mise sur le blog. Je la prendrais quand elle dormira. Les visages détendus c’est toujours beaucoup plus agréable à regarder.

samedi 1 septembre 2007

275.Lire attentivement la notice

Ma mère a pris, donc, une dose de un mois de cachets contre la diarrhée en seulement dix jours. On a frisé le danger gastrique. Elle doit avoir l’estomac d’une chèvre (c’est solide ces estomacs là !). L’infirmière me rappelle ce matin et veut me rassurer, qu’elle a eu une conversation sérieuse avec ma mère et que ma mère a bien compris, qu’elle sera sage maintenant et que ce n’est pas la peine d’enlever les médicaments de chez elle, qu’elle lui fait confiance (de toutes façons il n'y en a plus, des qu’elle prenait trop). Je lui explique que ce n’est pas la première fois qu’elle dit qu’elle a bien compris et que je ne lui fais pas du tout confiance. Au moins pour ça.

Si elle a pris toutes ces doses c’est parce qu’elle se fait dessus et pensait que en en prenant plus ça irait mieux, me dit l’infirmière. C’est un peu exagéré, ma mère ne se fait pas dessus, elle se fait dans la baignoire quand elle est accroupie à poil, c’est pas pareil. Dans la vie de tous les jours quand elle est accroupie et habillée (ma mère s’accroupit beaucoup, souvent dans les passages, vidant son sac par terre pour y chercher quelque chose, ce qui fait qu’on ne passe plus) ben elle ne fait pas. L’infirmière me stresse, mais je dégage ça plus vite que hier, respiration yogique (prononcer yoguique). Je chante ses louanges et sa célérité, encense un peu ses collègues et je respire. Fin de l’épisode, la suite au prochain numéro. Qui a dit qu’on faisait souvent des conneries pour se faire remarquer ? Putain ça me rappelle quelqu’un ça...

vendredi 31 août 2007

274.Faut compenser

C’est vrai que les jouets Kinder™ ça aide à vivre. Regardez, aujourd’hui j’ai fait une poubelle en revenant de chez mon psy (vous n’imaginez pas ce que les gens jettent...) et j’ai trouvé une enveloppe pleine de ces jouets petits et inventifs qui bougent la tête et les dents par un astucieux système de roue cachée dessous. Et parfois plusieurs roues. Faut dire que j’ai eu un appel d’une infirmière assez paniquée qui me dit qu’il manque environ plein de boites de médicaments chez ma mère, mangées. C’est nul, j’étais tout zen et prêt à en découdre avec une toile commencée hier, ça m’a tout boulversé. Alors quand je me boulverse (je sais il manque un e, enfin deux) je téléphone à mon oncle, à ma sœur, et je leur laisse des messages alarmifères : « Maman est médicamenteuse ! » (on a trouvé une solution, on va rien laisser à la maison).

Ça doit être chiant pour ma sœur avant d’entrer en scène pour raconter la gentille histoire de la fée qui mange les chiens, mais en même temps j’ai décidé de plus garder la pression tout seul parce que bon. L’année dernière j’envoyais des vidéos à plein de gens, et même que y’en a que ça atterrait de me voir déprimé et de le dire en vrai avec des images qui bougent. C’était un peu drôle quand même des fois. Je crois. Après faut assumer. J’assume rien du tout mais c’est trop tard, quand c’est fait, c’est fait. J’ai aussi trouvé un répondeur dans la poubelle, avec une voix électronique fabuleuse. Et des lunettes de plongée. Le progrès quand même.

jeudi 30 août 2007

273.Pensées obliques, écran pas plat

Entre deux réflexions sur la place que je me donne dans ce monde et le planning de mon succès, j’ai trouvé le temps de rapporter la télé rouge et blanc (le néon doit être daltonien quelque part) sur lequel je peux regarder les émissions très intéressantes de la télévision. Vingt minutes par jour, allez ! La télé change t-elle la vie d’un homme célibataire dont le ventre plein de bière et de gâteaux apéritifs commence à poindre un peu (mais alors un tout petit peu) ? J’ai vu TF1 avec Poivre qui parle de Diana et dit que ce soir il y aura une soirée spéciale. Vu aussi un peu de l’humour cynique grolandais sur canal 4 (qui me fait moyennement rire) un peu aussi de Plus belle la semoule le feuilleton sur FR3 (je crois) et sur la 2 il y avait la météo mais j’ai pas suivi. Je vais enfin pouvoir parler avec mes copains du film de la veille dans la cour de récré...

Pendant ce temps à l’atelier qui sèche (après les pluies diluviennes j’ai du rentrer en barque) j’ai retrouvé le goût du risque avec la chasse à l’alligator de la salle du fond (il ronronnait prêt du déshumidificateur) et j’ai exterminé un nid d’araignées géantes qui avaient élu domicile dans la machine à laver. J’y repars ce soir, tendre deux toiles (du tissu) sur deux châssis, recouvrir d’une pâte blanche pour solidifier et peindre plus tard dessus. Et j’ai trouvé le thème de ma prochaine série dessinée à 10 euros la pochette. Je vous mettrais les premières en exclusivité, ici, demain, si tout va bien, histoire de revenir au chiffre 40 de chaque mois de l’année de ce blog légendaire.

mercredi 29 août 2007

272.Aï aï aï

J’aime dormir et paresser dans un monde qui se court après la queue, est-ce un mal ? Autour de moi beaucoup s’agitent, butinent et amassent. Je flâne et m’étire, dort 20h00 par jour et mange quatre repas en mâchant doucement. Pourquoi s’agiter ?

271.Mardi sans poches

Pas foutu gland chose hier, mais vu plein de gens. Beaucoup parlé. De tout de rien. Il faisait chaud. Et puis ce matin il a plu. Grondements des bouledogues des cieux. Un peu trop bu au Chabu (un café pour félins imbibés) mais pas trop. Et puis l’estomac rebelle a mis fin à la nuit. L’homme est faible devant la tripe. Avant, gambergé sur la vitrine sans faire du merveilleux. Déplacé des cartons sans succès, bougé pour rien sinon pour se rendre compte que ce n’était pas ça. Il paraît que ça fait partie de la recherche de se tromper. Là c’est 17h00 et plus et je devrais déjà être en train de faire ma saison 2 sur la (grande) table de l’atelier... Ah oui, une belle rencontre entre minuit et deux heures. Les sirènes parfois suivent le sillon du squale fin, en espérant une part de krill pour avant l’apéro (prétentieux !). Des histoires salines échangées lentement, récits multiples et croisés, rebondissements occurrents entre deux bouffées de tabac, sages échanges d’expériences à mer. Déjà mercredi, je vais aller chercher le canard.

mardi 28 août 2007

270.La moitié d’un

Bon, voilà la première vitrine d’une, j’espère, grande série de vitrines dans l’histoire des vitrines de la rue Bouquière de Bordeaux, monde. C’est pas tout à fait fini vu que j’ai une autre idée pour la faire encore plus sympa, mais c’est déjà pas mal. C’est pour moi la rentrée. Je commence aujourd’hui une nouvelle série d’images qui feront la délectation de ceux qui auront la chance et le privilège de m’en acheter. Il y aura aussi un petit carnet à l’intérieur mais mieux. Sinon je ne comprends pas cette région où la semaine dernière on était en octobre et cette semaine en fin juillet, alors que, jusqu’à preuve du contraire, nous sommes en fin août. Mais ça va mieux, il pleut. Ma mère hier faisait des blagues, je ne me souviens plus des jeux de mots (je préfère ne pas m’en souvenir) mais c’est à noter parce que ça faisait longtemps que je ne l’avais pas vu faire de l’humour. Et même si c’est pas gagné encore, c’est pas banal.

En prenant le train de retour pour Bordeaux lundi soir (j’ai failli oublier que j’avais psy à 19h00) j’ai croisé un cachalot sale sur le train qui allait à Coutras, mais après on voit ce qu’on veut. Mes juments vont bien et je pars au marché pour vendre mes galettes. Pardon. Je confonds avec le blog de Ben qui est parti en Mongolie et dont je viens de lire le récit d’août, c’est dans la rubrique journal et c’est pas banal aussi. Enfin ça dépend, si tu habites en Mongolie, c’est banal. Mais il y a peu de mongoliens dans la région. Enfin ça dépend.

269.Comme un Picasso malade

Je préfère Michel Gondry, mais dans la prochaine série, promis, il y aura des chèvres.

268.C'est chaud une ville la nuit

Avanti l'ateur !

dimanche 26 août 2007

267.En attendant bout d'os

De poulet. Sinon je reviens mardi.

266.Et nous reparlerons de ces géants des mers

video
Une peinture que j'ai faite, pas "fait" ! Une peinture que j'ai fête quoi !

samedi 25 août 2007

265.Quel été fut-il ?

L’été finit le 21septembre, mais il n’y a plus de saisons. J’ai vécu (je vis...) un summer subtil, sommaire de jours de pluie et de lourdeur, cieux bas, nuages profonds, parfois des éclaircies et un peu de salsa. Je me remets de mes émotions et prends quelque distance avec ma familiale, pour retrouver le cœur de mon réacteur d’idées atomiques. La rentrée approche et je me dois d’assurer mes arrières. Des yeux dans le dojo...

Il y a beaucoup de rencontres avec l’inconnu et l’innommable, cérémonies païennes aux parfums sulfureux et aux fumées verdâtres dans un pacte spécial sur des creusets noircis. L’atelier. Entre crânes et poupées votives, je m’installe doucement dans le lieu du professeur dans le but de créer une histoire en expansion tranquille, repousser les démons et inviter les fées, partager l’espèce en deux. OGMaïsation des phénomènes plastiques.

D’abord cent sachets, pochettes monnayables qui marchent plutôt bien (mais comment après tout ce temps vous n’êtes pas encore allés là ?). Puis l’histoire qui m’obsède et dont je parle encore à qui veut bien l’entendre, pièce en cinq actes et 60 tableaux. Que j’écris encore, encore, et encore... Le premier acte en objet bientôt ? Je me fais des séries, donc.

Je me sais déférent à l’essai des faëries, à l’égard des acteurs acheteurs, que je ne veux pas perdre dans un jus de cerveau trop macéré d’ail fourbe, répulsif à dents longues. Alors je tranche, dans le sens des nervures (dans le sens d’énervure ?)...

Je me dore sous les néons et cogite, à l’intérieur de la désormais nommée pour moi Demi Cachalot Atelier Galerie (D.C.A.G., décès âgé ?), où les japonais mangeurs de mysticètes ne sont pas accueillis comme les enfants prodigues de la légende biblico-taoïste de magasin bizarre, qui se téléporte d’une rue à l’autre sans qu’on s’en aperçoive. (Vous avez vu c'est marrant les images en long, non ? Non ? Bon ben je change alors...).

lundi 20 août 2007

264.En attendant Bouddha

Sinon je reviens mercredi.

dimanche 19 août 2007

263.L’a pas du gain (lapin du gars)

Organisé, tu crois ? Depuis le temps... Il y a un choix qui s’est opéré, qui s’opéra sans doute. Depuis juin. Je mets de côté certaines activités comme, heu... Certaines activités. Puisque je n’ai pas écrit le récit ici, La Peau du... Puisque je n’écris pas en ce moment cette histoire, autant la peindre ! J’entends dire que c'est assez enfantin, ou puéril, les images qui naissent sous mes pinceaux dépoilés... Je trouve que ça me sied, j’y reproduis des posters d'animaux qui trônaient au dessus de mon lit, petit, jungles... Et le bestiaire qui me protégeait des intrus et chassait les esprits, enfant perdu dans une masse de peluches...

Jardiner c’est prévoir... Je pense à après, puisque je ne me projette pas plus loin que décembre, pour l’instant, dans ce lieu de la rue Bouquière. Je prends chaque journée avec sérieux, avec plus ou moins de sérieux, je marche avec prudence... Je mâche avec pudeur... Conscience du présent, conscience parfois du présent, et puis, je passe ma main sur les pics de mes cheveux noircissant sur le haut de mon crâne, je passe et repasse ma main pour masser l’ensemble, fermant les yeux... Je songe aux spectacles, aux bonds, à la troupe qui s'impatiente et piaffe dans les coulisses d’Avignon...

Puis j’ouvre mes yeux et redeviens moi, le moi de cette ville, un moi aux désirs de succès plus simples (???) aux journées en dents de scies, en dents de si... En dents de squale aussi... Je travaille la nuit... Marsoin bondissant, chercheur plus que tout, conscient de sa tâche, conscient d’être une tâche, qui s’organise encore lentement, si lentement... Je me sais lent, je vois les années depuis la sortie de la clinique, je veux dire des Beaux-Arts en 2000... Mars 2000... Voyage retour avec Sophie et ma malle, Galerie Baleine... Mes peintures sont mes familles, j’y vois ma future troupe, quand j’aurais les dents, si j’ai le temps, si je le prends. J’y vois des spectacles à faire, des gens à retrouver...

samedi 18 août 2007

262.Taupe là !

Parce qu’ils n’ont pas encore trouvé d’issue pour forcer nos murs souterrains, les gens de la mairie et autres odieux personnages à la solde des patrons de l’entreprise Grands-Plats™ (la soi-disante belle cuisine d’autrefois) sont en train de recouvrir le jardin public d’un parquet moche pour masquer le gazon et, selon eux, empêcher les rédacteurs et le personnel de Grands-Pas de sortir. Ce qu’ils ignorent, c’est que nous ne sommes pas des taupes. Et ce n’est pas leurs déguisements grotesques qui vont déclencher chez nous un instant d’égarement bien compréhensible en cette période estivale qui nous pousse toujours au relâchement (l’homme est faible). Il y a bien un passage qui donne au milieu du gazon de la cour numéro 2, mais nous ne l’utilisons plus depuis la guerre, même s’il reste entretenu et si la trappe est bien huilée par nos services de maintenance.

Je me demande qui a lancé une information pareille (qu'on puisse sortir par le gazon) ? Et pour quel motif sinon le brouillage des pistes et le lançage de l’ennemi sur des chantiers inutiles et coûteux ? Une diversion ? Un plan qui m’aurait échappé ? Il faut que je réunisse mes troupes avant ce soir, mais j’ai tant à faire pour être dans les temps... Septembre approche... Pour tous nos amis et correspondants de passage, je vous rappelle que l’entrée principale de la rédaction se situe sous la statue du général Tourny, place Tourny, et qu’un vampire local s’occupe de créer une brume mentale importante à chaque entrée ou sortie afin de confusionner les gens présents et les caméras de surveillance (munissez-vous tout de même d’une poche de plasma si vous passez après le coucher du soleil). De jour, les clefs sont à retirer au magasin de fleurs juste en face, demandez à la vendeuse au chignon violet : « Un Bégonia popotamus de Hongrie » elle comprendra. La nuit, un double est caché sous la perruque du général.

vendredi 17 août 2007

261.L’homme à abattre les cartes sur table

Don Spoughersi est un homme de détermination. Nos lutins veilleurs à dos d’écureuil l’ont surpris au cœur du jardin public en pleine tractation portablesque avec des gens de la mairie (nous avons les bandes, que vous pouvez écouter sur notre site). Cet homme est dangereux, je le répète ! Dan-ge-reux ! Il est aisément reconnaissable à ses vêtements toujours chaud par n’importe quel temps. On dit que son cœur froid à besoin plusieurs couches de sous-pulls pour éviter qu’il ne gèle. Nous avons appris qu’il souhaitait envahir avec ses hommes (les pains de glace comme ils s’appellent entre eux) les locaux de la rédaction de Grands-Pas pour y faire place nette, sous l’ordre du maire et de ses sbires, réfractaires à toute forme d’imagination au pouvoir. Ils sont prêts à tout pour obtenir des renseignements ! Alors, amis journalistes et lecteurs confidentiels mais néanmoins passionnés, soyons vigilants ! Ne révélez les passages qui mènent dans nos bureaux à personne !

Toute nouvelle demande d’intégration à l’équipe journalistique de notre prestigieuse revue devra désormais faire l’objet d’une enquête sérieuse et d’un entretien individuel avec le rédacteur en chef que je suis. Et pour les filles il y aura également un test de réactivité émotionnelle (prévoyez des affaires de rechange et merci de joindre votre photo). Je vous mets en garde, les personnes susceptibles de faire ami ami avec vous pendant cette période estivale qui nous pousse toujours au relâchement (l’homme est faible) sont nombreuses, et vous connaissez tous les multiples difficultés que nous traversons pour sortir enfin le numéro 8 malgré les pressions. Aussi, je compte sur votre vigilance, votre discrétion et votre sens de l’honneur pour ne pas trahir la cause. L’heure est grave, mais la réussite proche, ne fléchissons pas dans la dernière ligne droite ! Courage !

mercredi 15 août 2007

260.Caracas

Avec ma chemise jaune à fleurs violettes et mon verre plein d’un truc couleur saumon à l’odeur coco écœurante, petit parapluie de papier et paille (penser à faire virer ce barman) panama tressé mal dégrossi sur la tête, tongs et short, dans une chaise longue réservée depuis deux mois à 250 euros la journée où je m’assois pour la première fois, le temps d’un petit drink pendant mon long séjour, en attendant Juliana, la grande métis professionnelle que j’ai croisé hier au bowling, je respire un petit peu. La transaction conclue avec ce négociant Suisse fut un peu ardue, on a eu du mal à cacher le corps. Des marchands d’armes et marchands d’autres trucs qu’on se met dans le nez pour aller plus vite, passent et me sourient, des filles beaucoup plus jeunes qu’eux à leurs bras. Je fredonne un air brésilien entendu tout à l’heure à la banque. Le maître nageur est en treillis et surveille la plage au viseur de son fusil à charge soporifique, au cas où un requin bougnoule viendrait goûter les mollets d’un des gros qui brûle sur les bouées canards. La vie est tranquille derrière les clôtures électriques du club, j’oublie un peu New York et Hong-Kong. Je reprends confiance.

dimanche 12 août 2007

259.Une veste pour l’été

C’était vendredi soir. Douce tiédeur sans canicule (un peu frisquette, oui !) d’une nuit d’août à Libourne. Les rues se sont transformées en rendez-vous multipass pour de nombreuses tribus. Des familles rugby aux polos crocodiles tenant en laisses leurs enfants cornes de brume, des beatniks à chapeaux cloche vendant des colliers d’os de veaux, des punks à chiens excentrés buvants trop dans les ruelles (venus là pour autre chose) et des news-age mystiques aux costumes revival des années 70, qui portent des coiffures que je ne connais plus. Visions mélangées de dégrisements barbares... J’ai accroché mon vélo dans la pénombre, sous la treille, à l’écart, avec une ficelle cadenas qui peut faire illusion (j’avais omis mes clefs pour accrocher mes roues) et je suis parti à l’assaut de ces foules lentes en me tenant droit pour dominer l’ensemble. Galerie Baleine, Dauphin du Roi, T-shirt bleu. La taille est parfois cruciale pour regarder la scène au loin, quand beaucoup sont massés devant Soi pour scruter les pitreries du jongleur, épatant l’audience de ses tours ratés.

Plus tard, après avoir salué tout le monde en volant quelques bravos (le public aussi a droit à sa gloire) je vais là où c’est plus calme, pour éviter les autographes. Retour dans ma mythique médiathèque où j’ai appris à dessiner des courbes. Je ne viens plus pour un spectacle, il est trop tard. J’arrive après (le temps passe vite quand on s’amuse). Je monte les marches et m’installe en haut des gradins. Vides. J’y réalise deux petits films bonne qualité de grain (c’est toujours une question de grain, l’esprit). Des danseurs hip-hop se lâchent pendant que des organisateurs balaient. Mais qui sont les artistes ?... Je retrouve mon vélo intact et glisse sur le goudron comme un cygne sur l’onde, jusque chez ma mère, vissée à sa télé, qui fait des efforts et se nourrit mieux quand je suis présent. Quand d’autres sont présents.

Le lendemain, au soleil, accompagné de la famille d’Eugène, après avoir attendu parmi les tiques sur un gazon gratteur pour subir une performance lourdaude qui ne me convainc pas, je croise deux grands magots sortis d’Harry Potter. Ai-je traversé une faille spatiotemporelle ? Suis-je en Âge-Moyen ? Mon regard de Moldu aurait-il changé pendant que cette femme essayait d’attirer mon regard (et celui des centaines de gens massés là) avec sa triste danse des sept voiles ? Suis-je le seul à les voir ? Je regarde autour de moi, personne ne semblent s’intéresser aux costumes de ces deux jeunes magiciens en goguette (une gourde d’hydromel et une pipe en terre dépassent du sac indien de l’un d’eux). Je cligne des yeux et cherche un organisateur, pour obtenir moi aussi un rôle afin de chasser le Balrog avec mes compères, mais personne ne m’aborde pour me donner les règles du jeu. Je dois vieillir, la mode m’échappe.

vendredi 10 août 2007

258.Balade en forêt

Il y avait du monde mercredi soir dans le cercle de pierres où les pots avaient été retirés pour que nos fesses les remplacent le temps d’un drink. J’alternais entre les bavardages bon enfants et la quiétude de l’atelier où je baguenaudais sans urgence entre deux verres de rhum (il y a un passage secret très apprécié des sages, je vous montrerais si vous passez). C’était une réunion sérieuse dite : « Aux bonnets verts », en hommage au fameux maréchal druidique de la dernière guerre des fées (plus d’information là : http://www.mesopinions.com (catégorie nature&environnement, pétition pour sauver la forêt de Brocéliande, ça vaut le détour, nom d’un Merlin !). Sur la photo là par en dessous, vous voyez en rouge le tracé du gnome volant qui faisait en sorte que tous les verres des convives ne désemplissent pas.

Plus tard je me suis attardé sur la vitrine, j’ai fait de la lèche (j’étais pas tout seul et on parlait la même langue). Vitrine où j’expose les personnages de La Peau du Tigre, ma pièce en morceaux. Portraits rapides pour histoire longue à la queue agile. J’aiguise mes griffes et j’ai les crocs. Je vais me faire un bol de céréales, tiens ! (sans OGM pour l’instant... Je pars ce vendredi soir à Libourne pour changer la litière de ma maman, et aussi me brûler les yeux sur quelques spectacles soi-disant de rue encore pas trop payants dans la ville de Libourne, à dimanche, donc, si tout va bien.).

mercredi 8 août 2007

257.Anarchy in Libourne

Aujourd’hui je suis même pas encore allé à l’atelier entre 17h0 et 20h00 alors que certainement des centaines de gens font en ce moment la queue pour acheter mes toiles fabuleuses dans ma nouvelle vitrine fulgurante de dimanche soir dernier déjà. Les draps c'est du lin de Flandres que j'avais de ma grand-mère (je suis d'origine Belge pour ceux qui veulent y croire). Aujourd’hui je presque dors. J’ai passé deux jours chez ma mère alors je me repose chez moi. Je me presque repose parce que j’ai déjà refait les joints des murs (Heu... C'est pas comme ça qu'on dit ?) avec du ciment facile avec de l'eau et de la poudre magique Castorama, pour boucher partout où il y a des trous de souris pour plus que les souris elles viennent manger ma farine à gâteau poire chocolat noix de coco. C’est pas rien. Et puis je vais y aller quand même à l’atelier vu que dans la cour y’a Jamel qui fait un dance floor ce soir (la cour est dans le message 251 et la concierge est dans l’escalier, bien sûr).

Elle est fatigante de fatigue ma mère, et en même temps je l’aime bien. Je vais en parler un peu tiens. Pour changer. Hum. Ma mère est une grosse (c’est un adjectif, parce que en fait non) punk dégénérée, anarchiste et libertaire qui vote Arlette Laguilliers à chaque fois qu’elle se présente et c’est dommage que ce soit fini. Elle se comporte comme une adolescente de 13 ans (ma mère pas Arlette) et fume des clopes comme d’autres respirent. Elle se lève à quatre heures de l’après-midi, ne se nourrit que de chocolatines (des pains au chocolat pour la traduction parisienne) et regarde toutes les séries policières françaises et américaines et même allemandes quand il y en a, et qu’on voit bien que c’est pas des français parce que les lèvres bougent pas pareil. Elle ne regarde pas les Feux de l’amour mais ça dépend (c'est une série télé sur les feux de l'amour, mais ça dépend).

Puis elle s’écroule sous le poids de la fatigue des yeux en mangeant trente pilules bizarres d’un coup alors qu’il faut é-che-lo-nner dans la journée les médicaments, mais bon. J’ai fait appel à une infirmière alors on verra, pour le matin au moins. Des fois elle va chez le médecin pour faire caca sur son bureau en criant vive l’anar-chie (blague à part elle a de sérieux problèmes gastriques) et elle lui dit que ses médicaments marchent pas alors elle en veut d’autres. Y’a deux jours elle a voulu nettoyer ses yeux à l’Hexomedyne, un désinfectant. Pourquoi ? C’était une erreur de pschitt m’a-t-elle dit, mais en même temps elle n’a jamais eu de bombe avec un pschitt pour nettoyer les yeux... Après on se demande pourquoi j’ai pas envie d’aller bosser pour d’autres que moi, ben oui, pourquoi ? Parce que je le vaux bien.

samedi 4 août 2007

256.L’elfe est secondaire

(voir aussi message précédent, si, jte jure, quelle vie trépidante !) La phase féminine est passée, maintenant j'ai envie de m'habiller en noir et d'écouter du hard-core en levant les doigts avec le signe cornu. J'ai déjà envoyé un bulletin d'abonnement à Greu magazine™ (le piercing au fer rouge et les tatouages à la machine à coudre pour tous) et je cours m'acheter des lentilles fluos (pour les yeux pas pour la soupe) pour faire comme un chanteur à succès américain au nom bizarre pour un garçon, qui a du tomber dedans quand elle était petite (ben oui, à deux heures du matin, chez Atoll, les optipotes à Antoine, l'ancien chanteur des Rois de la plage, ils sont ouverts la nuit, non ?). Je pense que je vais écrire des chansons en suédois. C'est beau la Suède. Les lacs jolis. Les jeunes filles blontes qui mangent des ponnes chosses afec tu lait te yak. Monter les marmottes pour aller au ski. Ah mon Dieu, je rétrécis ! J'ai la taille d'un lutin ! Au secours je ne peux plus atteindre ma chaise ! Et comment je vais faire pour porter mes tongs maintenant !? Et c'est quoi ce cafard qui a la taille d'une vache ? Aaarg !

vendredi 3 août 2007

255.Effets secondaires

(voir aussi message 253)
Le problème du produit miracle du professeur Hop, c’est qu’il y a des effets secondaires. Je n’avais pas lu la notice, co
mme souvent, et j’ai confondu lotion avec potion. J’ai donc avalé un produit à faire mousser sur le crâne. J’ai bien essayé au début de contacter le professeur Hop, mais comme son siège social est en Suisse et que les numéros de téléphone sont écrits en cunéiforme, j’ai laissé tomber...Depuis deux jours je me sens beaucoup plus féminine, c’est un peu embarrassant pour le club de boxe où je vais depuis mes douze ans ; ils m’ont demandé de ne plus venir en jupe et de me couper les cheveux. Je n’ai pas très bien compris pourquoi ça les gêne, les romains aussi portaient des jupes après tout.

Pour me faire accepter, je prépare un concert pour la fête du gant, au profit de la fondation Francis Lalanne (Fondation dont le slogan est : « En cuissardes, tout devient possible »). Je me sens comme un homme neuf qui va sortir de son cocon pour s’envoler dans le monde de la chanson à textes (faire rimer cœur avec bonheur par exemple). D’ailleurs ce n’est pas le papi-llon derrière moi (sur l’image) qui va me contredire (une peinture du Thibault Franc, qui va mieux merci).

jeudi 2 août 2007

254.Farine animale

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les boulangeries : « Les pains de l’affreux Do » sont de plus en plus présentes en ville. Des boulangeries très particulières où les serveuses sont toutes moches et désagréables. Il paraît que c’est un concept. Et il faut croire que ça marche puisque les gens s'y rendent en masse pour avoir le privilège d'encaisser une remarque désagréable dés le matin. Il doit y avoir 7 ou 8 boulangeries « Les pains de l’affreux Do » rien qu’à Bordeaux. Personne n’a jamais vu le fameux Do, qui, d'après les rumeurs (je ne révélerai pas mes sources) choisit lui-même son personnel en lui faisant passer des tests outrageants pour la morale publique. On dit que c’est un lapin transgénique à qui on aurait greffé l’ADN de Raimu. Je me demande pourquoi les clients reviennent se faire insulter, parfois deux fois par jour, et continuent de manger des viennoiseries rassies et des baguettes trop cuites.Peut-être quelque chose est en train de bouger et je ne m’en suis pas aperçu. Á force de glorifier le malaise et l’angoisse, la norme sociale a peut-être changé ?

mercredi 1 août 2007

253.Lotion miracle

J’ai trouvé sur Internet un produit miracle que j’ai reçu tout à l’heure par pigeon voyageur, une formule druidique, apparemment, du renommé professeur Hop. C’est un peu cher mais j’ai retrouvé en une heure la douceur et la longueur de mes cheveux de mes vingt ans. Alors je dis, merci Hop ! En plus c’est remboursé par la sécu sociale bouddhiste si tu t’habilles en orange pendant trois ans trois mois trois jours trois heures. Les bonzes comptes font les bonzes amis.

mardi 31 juillet 2007

252.Petit con sur bal cour

Il y a des jours dans la vie rien, et pourtant des choses, mais rien aussi. Traîner, pas faire quelque chose vraiment, lire des journaux, toucher du doigt, ne pas en reprendre. Je suis allé chez le coiffeur, qui sont des coiffeuses. Smala orientale de mes habitudes. J’ai dit faîtes court je suis pas pressé. Elle a sorti la tondeuse et elle a fait la moitié du crâne. J’ai dit, c’est bien. Elle m’a dit, non, je fais l’autre moitié sinon c’est le prix d’une coupe. J’ai fait d’accord, de toutes façons je ne suis pas punk. Mon rasage a coûté 10 euros, le prix d’une pochette avec un dessin dedans. J’ai la tête à l’air.

Un par jour. Un parjure. Un message par jour. Je ne remplirai pas la suite avec des messages fantômes. Juillet c’est spécial. C’était spécial. Demain je fais ma vitrine number 2. Demain, ôte moi d’un d’août, écrasé sur l’art out. Racines calées. L’air y sont où les autres ? Recherches fondamentales imaginaires de liens imaginatifs avec ce passé passé. Images in(s) à tifs. Pas rasantes. Dans l’historique de mes mythes au logis, à l’ajout. Je veux dire que je crée, à travers mon prochain récit, des fils pompeurs d’eau qui m’aident à donner du sens à ce que je fus et ce que je fusionne. Nuque à l’air. J’ai fait un brouillon. Y’aura un rideau, des nuages suspendus, des tableaux par terre et des marionnettes silhouettes. Et une édition. Lisez Midsummer, le fanzine qui se met en pièces. Un numéro parent. Je m’en danse d'avance.

dimanche 29 juillet 2007

251.Petite cour sur un balcon

Je perds un peu le rythme ici mais qu’importe ! Il s’investit ailleurs, le rythme. J’ai beaucoup été derrière mon écran les mois précédents alors cet été je suis davantage dehors. Manquerait plus que j’ai une copine ! La photo c’est mon oncle et ma mère jeudi dernier à côté du figuier de la cour derrière l’atelier. Les plantes ont besoin d’eau, je les arrose un peu. Je prépare deux expositions pour la rentrée, pas en même temps mais si aussi. Très bon été à touches !

vendredi 27 juillet 2007

250.L’Esprit du serpent

Et je viens de finir le tome 7 de Harry Potter, en anglais. Je crois que je vais le relire avec un dictionnaire, même si j’ai quand même bien compris l’intrigue et l’ensemble ! Bon d’accord il y a toujours un côté gonflant dans les questionnements des adolescents qui se posent des questions et se prennent la tête face à l’adversité, mais qui ne le fait pas ? Et qui ne l’a pas fait ? Pour les pochettes vous pouvez aller voir l’ensemble des dessins scannés et tout sur jim100sachets.blogspot.com, ça m’a pris tant de temps que j’ai oublié qu’il me fallait remplir ma mission de mon feuilleton de l’été (et non pas mon feuilleté de letton, une vieille recette). Ma prochaine grande tache à passer à la machine, c’est de pouvoir aller jusqu’aux quarante messages qui manquent ici sans refaire le coup des messages à remplir comme plusieurs mois précédents où j’ai toujours pas fini de remplir les messages. Cinq jours c’est bien, ça pourrait être pire, je pourrais être frappé d’une malédiction malédictive... 30 messages divisé par cinq ça fait, heu... 6 messages par jour ! Bon. Alors BD ou criture ? La criture c’est facile mais sans dessins c’est long dans un bloug. Ou alors gribouillas. Allez aujourd’hui j’en fais six, il est 13h30, je vais d’abord commencer par une sieste.

vendredi 20 juillet 2007

249.Carnet de bord du capitaine Marsoin

Oui, donc, voilà. Je me suis installé derrière les panneaux, comme ça je peux guetter dans les fentes quand y’a des gens qui font des commentaires. La vitrine avance bien. Disons qu’elle ne bouge pas, c’est moi qui avance. Trois pas en avant. Et puis des grands, pas. Je me suis donc adapté au lieu atelier lieu où Thibault œuvrait et où maintenant j’œuvre aussi (j’œuvre, je suis pieuvre...) c’est très instructif. Du passage, des amis, des connaissances, des alcooliques agressifs, des alcooliques paumés, des dealers, des bagarres, du bruit, du silence, de l’aventure, de l’amour et pas mal d’émotion. Les gens agressifs, y rentrent pas, hein ! Faut pas déconner... Mais je crois que bientôt je vais m’acheter un sabre nucléaire, on ne sait jamais.

mercredi 11 juillet 2007

248.LPDT chapter 1 part 3 : jM

(19 juillet 2007) Mmmh... Beaucoup de travail ces jours derniers, un peu de repos aussi... Classification des projets pour avancer plus vite... Choix et nouvelle aventure dans une vitrine d'atelier sur rue... Il va y en avoir des choses à raconter, la suite demain alors ?

(12 juillet 2007) Le message 244 est un poil plus lisible je crois... Je vais arranger ceux dessous aussi (tu vas voir comment je vais te les arranger !)... En attendant de lire ce message-ci...

mardi 10 juillet 2007

247.Chat qui dort rêve un peu

Je me reprends, je me relis. Jim relent, Jim repris. Je trouve que (j’entrave queuedalle !) l’ensemble mériterait un meilleur agencement in mobile, une lisibilité in fine et infinie plus lisibiliteuse et pas débilitante (si vous voyez ce que je veux dire). Ce blog, vous le savez, nous le savons, ou vous l’apprenez, ou nous la prenons (par devant et par derrière, les clefs sont sous le paillasson, la sortie des artistes est au coin de la rue) ce blog n’est pas, n’est pas, mais alors trop pas, un blog comme les autres (orgueilleux !) c’est un evolutive-blog (in angliche) expérimenteur expert et mentholé, aimant toller aussi sur ceux qui m’embarrassent et ce qui me ravit. Et jusqu’au 31 décembre 2007, il est prévu de le modifier desous et dessus jusqu’à ce qu’il atteigne l’orgasme, non, cette demi perfection perceptible des œuvres numériques mondiales et virtuelles aux palmes francophiles qui aident à vivre, à surnager sur l’onde (pour résumer, attendez-vous à des surprises, qu’il dit !). Quel projet ! Quelle emphase ! Quel gros jet ! Qu’elle fanfare en phase et fuse !...


J’ai co
nstaté (Ce con se tâtait... Ah ! Ce qu’on se tâtait ! C’était de bon ton et le bon temps !) j’ai constaté (je vais arrêter de m’interrompre) oui, que les longs textes se lisaient mal en se relisant, parce qu’ils étaient parfois trop compacts, ou trop cons pactes, diablerie ! Et puis j’ai pensé aux globes oculaires du futur, les générations à vomir (je suis déjà un vieux con straté, fossile en grotte et bâtonnet qu’on suce en stalagmite ! Vite ! Naphe ta Line !) qui viendront vérifier si oui, Jim avait bien, en son jeune temps, composé une symphonie inachevée faite de plein de trucs dans tous les sens, et de plein de transes dans toutes les bourses (équilibre monétaire). Alors qu’on le voit aujourd’hui si sérieux dans son costume d’Académicien des neuf avec Fabrice l’animateur si connu de La classe sur FR3 Limoges en rediffusion entre trois et quatre heures du matin. Mon entredeux bosse, ce creux qui m’hamac, un lieu où je respire en consultant ma montre, une pile où je ne jamais freine, ou je recharge et puis décharge sans penser aux conséquences, quantiques et plutoniennes (plutôt niennes ?). Plût-il ? Non, aujourd’hui il fut beau.

lundi 9 juillet 2007

246.Blague

Les rêves chez moi sont puissants, à tel point que j’ai parfois des réveils qui me font douter du monde où je m’éveille. Là en me réveillant, donc, je croyais bosser pour un éducateur spécialisé dans des ruines, et je parlais arabe couramment avec des petits jeunes qui n’en veulent... Rien à voir, je me souviens bien d’une image d’humour de Gary Larson (c’est vraiment très bien, inégal, mais très bien, je me demande qui n’est pas inégal, et puis inégal n’est pas loin d’inégalé, de Bretagne) où un type sur une scène dans un théâtre s’exclame en tendant le bras vers la coulisse gauche (côté cour) : « Et voici le professeur x (me souviens pu du nom) qui va vous parler de son livre L’esprit est supérieur à la matière ! ». Et l’angle du dessin nous fait voir l’entrée derrière les rideaux du professeur qui se prend un poteau dans la gueule... Ecoutez l’album de Paul Mac Cartney : Chaos and Creation in the Backyard of My Life, un truc de 2005 qui évite de parler de ses problèmes sentimentaux, il le fait pour vous (ça marche un temps…). Après je suis un inconditionnel, on peut ne pas aimer... (Quoi ?)…

245.Relâchement

Nan mais y’a du détendu, j’te l‘dis, regarde... Je vais à l’atelier, je passe devant le frigo et je vois quoi ? Deux Chimay ! Des bières belges ! Alors moi, solidaire avec mon beauf, je me dis, elles sont là pour quelque chose, ces bières... Alors je les bois, c’est mal ? Le professeur Tibo m’en voudra pendant douze heures, je lui en ramène d’autres demain... Journée bizarre... L’alcool aide parfois à redescendre... Á remonter, je veux dire... Dimanche à écrire, je sais ce que je veux mettre pour les textes de La Peau du Tigre, et puis j’ai l’idée scénique, le déroulement du récit... Le roman est en cours, les illustrations vont aussi étonner, peut-être, je m’y mets là... C’est l’été... Je sais pas si vous avez le courage de me lire... Moi j’m’amuse... Je sais où je vais pour une fois... Je sais, je sais (il sait !)...


Bon, bien sûr, je pense à toutes ces histoires qui me traversent, à ces errements qui me construisent... Je m’interroge sur le sens à suivre, l’ordre à mettre, les piles à charger, le vivre en douce... Par quel film, par quelle pièce, par quel tableau commencer ?... C’est une idiotie intéressante que de pratiquer trop... Alors parfois je gobe... Je louche sur l’espace, je pense au monde et je fais rien... Dimanche à gober, même pas quitté Bordeaux... J’avais pourtant dit que... Á zoner dans ma chambre, à me chambrer sans haine, pluie bruineuse... Je place mes pions, je classe mes plumes, je chasse le mauvais sort, recherche l’or et la thune... Ai-je l’air d’une oie ?... Ô visites, souvenirs... Je pense parfois à celle qui fut la plus patiente, à celle qui fut la plus téméraire et la plus hardie, celle qui m’accompagna et que je répudia pour de fausses raisons... Princesse au pif sincère, sens du vent, flair intact, taille minime, cœur fondant, cheveux de feu, sens pratique... Que l’analyse est lente et les regrets limpides... Mais les nuages sont beaux, je reste concentré.

dimanche 8 juillet 2007

244.LPDT chapter 1 part 2 : Badam-Assom

(voir aussi message 242) C’est contrariant ce départ, le spectacle est retardé... Le palais est toujours en désordre lorsque Notre Sultan (Gloire lui soit rendue !) en est absent... Sa Majesté partant en expédition avec des militaires étrangers, et moi époussetant sa cuirasse avant le départ, tentant de le dissuader d’accomplir cette incongruité ! : « Ne partez pas, Sire, j’ai lu dans les cartes du Tarot des Sables et au-delà des Encens Majestueux qu’un malheur se préparait ! Restez pour le spectacle, il est bon ! »... Peine perdue ! Sa Majesté n’écoute plus, elle va faire du 4x4 dans les dunes avec des américains !... : « Renoncez, Sire, une dernière fois, je vous en conjure ! »... Mauvais rôle, texte insipide... Il regrettera bien assez tôt, hélas, je le crains, les conseils de Son avisé Premier Chambellan...


Le Tigre est un brigand, toujours plus fin qu’on ne le croit, poignée de sable qui n’adhère pas entre nos doigts moites et lourds... S’Il a laissé tout le monde retrouver Sa piste c’est qu’Il doit avoir quelque chose en tête... Je ne peux pas imaginer Cet Animal pourchassé malgré Lui ! Je n’imagine pas qu’Il accepte déjà d’être pourchassé... Ou alors... Il faudrait qu’Il en ait assez de cette vie d’Ennemi Public Officiel ?... Qu’il veuille casser les traditions ?... Non... Il a décidé de nous faire croire qu’Il était affaibli, je n’imagine pas autre chose... Je ne peux pas imaginer autre chose...


Un des soldats américains a dit que Le Tigre a été blessé après Son attaque de la nuit passée dans les jardins du palais, blessé... Ça me laisse rêveur... Il ne venait pas attaquer, Il venait montrer que personne ne pouvait L’empêcher de se promener où bon Lui semble, pas même des américains en faction au service du Sultan... Le soldat de nuit aura cru toucher L’animal, avec forces détonations de fer lâchées en rafales sur les bosquets minutieux et les plantes aromatiques séculaires. Il a tout de même détruit une cage entière de colombes virginales ce maudit yankee... Cascades et explosions, voilà tout ce qu’ils veulent... Trois gouttes de sang sur trois roses jaunes, et vous croyez que Le Tigre est touché ? Nous n’avons pas inspecté les mains des soldats américains, tremblaient-ils ? Ceux qui voient Le Tigre pour la première fois tremblent toujours un peu...

Chaque fois qu’un Roi s’est enhardit à chasser Le Tigre, ça ne s’est jamais bien terminé, jamais ! Et pourtant tous les Monarques d’ici, sans exception, hélas, ont tous voulu un jour ou l’autre se mesurer à Lui, Celui qui règne sur le monde invisible au soleil, l’espace alloué des Djinns et des démons, des bêtes et des étoiles : Le Tigre ! Loué et maudit sur mille générations... En douze années de règne de Notre Souverain, Le Sultan Safir XXIII, je n’ai jamais entendu une histoire plus fabuleuse que celle-là, Le Tigre blessé ! Le Roi est aveuglé par les grands gestes et les grandes phrases de ce commandant, un tacticien du Pentagone, envoyé ici pour des raisons certainement autres que la chasse au Tigre. Son nom même est suspect : Schwarzwhite... Comme s’il voulait réunir les contraires sous ses galons pour endormir les soupçons... : « Méfions-nous des gens trop bons ! Ils ont quelque chose à vendre ! ». Il sera la première victime de La Bête, ou les scénaristes sont trop cléments...


Pourquoi Son Excellence Notre Majesté (Grâces lui soient rendues !) a-t-elle voulu croire que Le Premier Ennemi Public de Notre Oasis allait se laisser poursuivre après toutes ces années de guérilla gourmande ? Nous étions pourtant tranquilles depuis un an environ, à part quelques imbéciles profanateurs de sites sacrés qui ont disparu entre Ses crocs de Félin Magnifique... J’ai, il y a deux mois, pour fêter cette trêve, fait venir des comédiens afin de divertir Sa Majesté qui s’ennuyait un peu, sans nouvelles de Son Ennemi Principal... Et pour le palais aussi... Et pour moi, je dois me l’avouer... J’aime cet Art quand il est bien accompli... Les américains sont arrivés à la même période, pourquoi ? Qui les invita ? : « Nous venons gracieusement de la part du président des États-Unis, pour pacifier votre région et vous aider dans vos tâches !... ». Nous aurions du les tuer tout de suite et brûler les corps...

J’ai commandé un spectacle simple à un auteur européen en vue, proposant une résidence grassement payée à cette troupe... Et le petit chef italien a demandé à Notre Roi s’il y avait des histoires locales qui pourraient faire un bon sujet pour une pièce !... Et Notre Roi (Bénies soient Ses entrailles !) de quoi a-t-il parlé ?... Faire une pièce sur Notre Histoire, Notre triste et heureuse Malédiction... Folie ! Déraison ! Colique ! Le Tigre aura eu vent du projet, il sera venu nous narguer la veille du spectacle ! Il aura manigancé cette incartade avec un soldat dans les jardins du palais, pour provoquer le déplacement de Notre Sultan chéri... Je n’ai plus confiance dans les événements quand les étrangers se mêlent des affaires traditionnelles du Royaume... C’est mon rôle qui veut ça... Peut-être Le Tigre ne les aime t-Il pas non plus ?... Et si c’était eux qui avaient inventé l’histoire de la nuit passée pour faire se déplacer Notre Souverain ? Pourquoi le Sultan fait-il si facilement confiance aux gens ? Oooh... Je ne suis pas tranquille... Je vais envoyer quelqu’un à leur poursuite, y voir plus clair...Quelqu’un de discret...